APOASTRE : APHÉLIES MERCURIENNES






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En complément de la page des aphélies de Vénus, il convient d'aborder les aphélies de Mercure, pour lesquelles Mlle Darmandy affirme :


"On parle d’Aphélie de Mercure quand il forme un écart maximum avec l’étoile, le Soleil, en astrologie cet écart maximum est de 28 degrés, de sorte que le seul aspect astrologique possible entre Mercure et le Soleil reste la conjonction"



Les « aphélismes » mercuriens de Mlle Darmandy

Le Lexique astrologique[1] de Mlle Darmandy suggère que lorsque Mercure est à son apoastre d'aphélie,POSITION LA PLUS ELOIGNEE DU SOLEIL, la planète forme un écart maximum de 28° avec le Soleil, et elle en déduit que Mercure est alors à son aphélie.


Vérifions encore une fois sur pièces ses 2 affirmations, afin de voir si elles correspondent à des réalités.


Pour éviter les calculs, comparez les positions, et les dates des aphélies, avec le dernier tableau figurant sur cette page, mentionnant des angles de 18 à 27°. Sous le tableau des aphélies, vous trouverez le tableau des angles de séparation de Mercure de 2014 à 2015.


Mercure comporte une particularité dans son mouvement, que les astrologues refusent de prendre en compte. En effet, l'astronomie de l'imaginaire dote Mercure d'un mouvement, que l'on ne saurait qualifier, d'une durée de 365 jours.


Or la planète a un mouvement sidéral de 87 jours en moyenne. Ainsi en 1 an, Mercure fait 4 fois le tour de son orbite, au lieu d'un seul.


Etant donné que l'aphélie, caractérise la position la plus éloignée de Mercure du Soleil, nous nous en tiendrons à son mouvement orbital réel. Ne soyez donc guère surpris de lire, dans le tableau ci dessous, 4 aphélies de Mercure en 2014 et autant en 2015.



Tableau des périhélies et aphélies de Mercure de 2014 et 2015


Tableau des angles de séparation de Mercure Soleil de février 2014 à janvier 2015


A quoi correspondent, pour Mercure, les 28° maximum "d'écart" de Mlle Darmandy?

Tout simplement aux élongations. Mlle Darmandy confuse là encore les positions des mouvements de Mercure, qualifiant d'aphélies, les élongations de cette planète. Élongation, et position la plus loin du Soleil, différent considérablement, comme pour Vénus. C'est un exemple de récupération, par l'astronomie de l'imaginaire, d'une donnée astronomique, pour un tout autre usage. L'élongation planétaire devient, pour l'astrologue l'aphélie. Or l'aphélie caractérise la position, sur son orbite, en longitude, de la planète,la plus loin du soleil. C'est une réalité du mouvement elliptique. L'un des deux extrèmes de la révolution elliptique. Ce n'est en aucun cas une élongation.


6 élongations maximum, de 18°22 à 27°33, de Mercure, Est, et ouest, en 2014


Vous vérifiez ainsi, par les dates, les non concordances


Notamment le 14 mars 2014 Mercure était à une élongation maximum de 27°33 ouest. Ce n'est que 6 jours plus tard, le 20 que la planète se trouvait à son aphélie, la position la plus loin du Soleil.


La vélocité réelle de Mercure est d'environ 3 à 4° par 24 heures, au lieu du "pas de 1° des astrologues". En sidéral, mercure est de 3 à 4 fois plus rapide, en fonction de sa vitesse variable, que ne l'affirme le géocentrisme astrologique. Ce qui fait que 6 jours entre le 14 et le 20 mars correspondent en réalité à 257°-239 (position orbitale vraie du 14) =18°. Au lieu de 6°. Trois fois PLUS.


Notez enfin que le 20 mars 2014, l'angle de séparation était de 26°53. Or l'élongation MAXIMUM était de 27°33 le 14. Mercure était sur la face descendante et reculait jusqu'à 0°27.


Le 16 juin 2014, l'angle de séparation Mercure Soleil était de 6°39.


Le 11 septembre de 24°16.


Le 08 décembre de 01°02.


Les angles de séparation Mercure Soleil, lors des aphélies, sont dépourvus de signification, au sens  de l'écart maximum affirmé à tort par Mlle Darmandy.


Les dates des aphélies de Mercure ne concordent pas avec les dates de ses élongations.

Un simple contrôle visuel des dates suffit pour s'en rendre compte.


La dernière affirmation de Mllle Darmnady

"le seul aspect astrologique possible entre Mercure et le Soleil reste la conjonction" écrivait-elle dans son lexique.


Pour des motifs, propres à l'astronomie de l'imaginaire, Mlle Darmandy s'interdit les aspects de Mercure. De la même manière que les astrologues refusent de travailler avec le mouvement sidéral de cette planète, de 87 jours. Ils ignorent tout, ou à peu près, du mouvement synodique.


Astroemail apporta la preuve dans ses éditions, à ses lecteurs, que là encore Mlle Darmandy est dans l'erreur. Il existe des angles pour travailler avec Mercure, autre que la conjonction. Notamment en 2014 Astroemail utilisait l'angle de 180°. Encore faut-il le trouver. Inutile pour les "fauchés" de consulter le site astro.com et son générateur. Les données sont déformées.


La connaissance des aphélies est absente du matériel usuel des astrologues. Leurs éphémérides ne donnent ni la position des aphélies, ni non plus des extensions. Les astrologues tentent, avec des routines de mettre ces positions en évidence. En se heurtant à des obstacles pour lesquels ils sont désarmés. Le premier étant la connaissance des positions orbitales vraies.


Les astrologues prêtent aux aphélies des influences "magiques", dont ces positions sont en réalité dépourvues. Ils imaginent que des configurations sur ces positions acquièrent des puissances. Comme souvent l'ignorance favorise la superstition. La connaissance des aphélies permet de typer en cours d'année la forme du mouvement de la planète entre ses deux extrèmes du plus loin au plus près. C'est un paramètre d'appréciation utile pour des pronostics. Mais il en est un autre qui reste inconnu des astrologues, d'une autre importance, l'apogée. Car 72 heures en moyenne, après, se forme la conjonction supérieure. or l'apogée est un apoastre de formation avec la Terre. La Terre étant une planète totalement ignorée des astrologues.



claude thebault

éditeur d'astroemail

09/2014


Le philosophe sceptique Timon de Phlionte préconisait :

« il faut s’attaquer à 3 points. Quelle est la nature des choses ? Quelles dispositions nous devons entretenir à leur égard ? Quel gain à agir ainsi ? Disons à propos de chaque chose en particulier pas plus qu’elle est ou qu’elle n’est pas, ou qu’elle est et n’est pas, ou que ni elle n’est ou ni elle n’est pas. »

Ce qui est, pas plus, pas moins.


Le néologisme "aphélisme" a été crée afin de désigner l'aphélie de l'écart maximum imaginaire, en l'espèce ici les 28° de Mercure. Tout comme le néologisme verbal "astrologuer" désignant les divagations, et les extravagances, de l'astronomie imaginaire des astrologues



[1] http://valeriedarmandy.wordpress.com/lexique-astrologique/







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