MAISONS ASTROLOGIQUES : situation physique?






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MAISONS ASTROLOGIQUES SITUATION PHYSIQUE : ça se situe où?


Au temps de Morin, au XVIIe siècle elles se présentaient comme ça


Morin, la cabale des maisons astrologiques


Un carré avec 12 découpes en triangle rectangle. Une pièce de carrelage. Les hindous sont les seuls à conserver encore, au XXIe siècle, ce mode de représentation archaïque et suranné. Ce dessin géométrique de pavage ne concorde pas avec la réalité du monde, au sens où Pythagore concevait l’astrologie sur les bases d'une astronomie géométrique.


Les anglo saxons emploient un autre mode d’inscription des planètes et maisons du XVIIIe, tout aussi irréaliste, entre deux cercles. L’effet de surface, purement artificiel, sert d’espace de notation des positions planétaires en degré.


Ces deux premiers exemples laissent sans réponse la question : «les maisons astrologiques où se situent-elles ?»



Les francophones emploient le mode initié par Paul Choisnard en 1910. Un cercle représentant l’écliptique. Cercle présent lui aussi dans le mode anglo saxon, avec le bandeau zodiacal.


Écliptique sans zodiaque gradué en degrés


La question reçoit un début de réponse avec le graphisme occidental. Les maisons se situent sur l’écliptique.


C’est quoi l’écliptique ?


La ligne d’horizon, imaginaire, sur laquelle dans l’espace circule le soleil, à 149 millions de km, au cours d’une année sidérale, vue de la terre. Cette capture d’écran de Stellarium montre l’écliptique (en orange) et le Soleil. Dans l’espace, cette ligne n’existe pas, mais elle rend compte d’une réalité observable mesurée. Seconde réponse à la question, les maisons sont situées sur une ligne théorique, repérée chacune par une coordonnée.


Que faut-il en penser ?

Vérifions à quoi correspond exactement cet élément de localisation. La ligne de l’écliptique est la construction abstraite d’une réalité située à 1UA (149 millions de km). Un point peut signaler un objet astronomique quelconque, ou à défaut le décrire.


Capture d’écran de Stellarium montrant l’écliptique en orangé et le Soleil


La ligne de l’écliptique répond à la définition géométrique d’une courbe (x(t), (y(t) fermée. La variable étant le paramètre (t). Si x et y sont continues sur le domaine de variation t il n’y a aucun saut. C'est-à-dire qu’elle repasse par un point où elle était précédemment passée. On parle ainsi théoriquement, sans considération de volume. Les maisons seraient en ce cas des points de la courbe. Mais déjà on se rend compte d’un problème. Tout point doit posséder deux données x et y. Chaque maison n’en a qu’un seul. Donc les maisons ne sont pas un objet géométrique.


Ni non plus un objet astronomique, en dépit du mode de calcul présenté comme tel, car là aussi deux coordonnées sont nécessaires longitude et latitude pour l’écliptique, ou ascension droite et déclinaison pour l’équateur.


Les données de localisation des maisons contreviennent à la géométrie comme à l’astronomie. Elles ne sont ni l’une, ni l’autre.


Résumons ce que nous savons déjà

  • Les maisons sont localisées sur une ligne abstraite à 149 millions de km
  • Les maisons ne sont ni la position d’un corps dans l’espace, ni non plus une forme.


Essayons d’en savoir plus.

La ligne de l’écliptique représente en volume toutes les positions occupées par le Soleil en une année sidérale, vues de la terre. Cela forme, en mettant toutes les boules l’une à la suite de l’autre, la figure d’un tore.


Le soleil


le tore solaire formé à partir de toutes les positions cumulées en 365 jours 25.

Sur ce tore théorique, où se situent les pointes des maisons ?


Considérez une coupe du soleil, sous la forme d’un cercle théorique ayant pour diamètre 1 393 200 kms. La sphère du Soleil est la représentation tri dimensionnelle de ce cercle. La pointe de maison peut se situer sur n’importe laquelle des hachures du dessin ci-dessous. En bas, en haut, sur les cotés ? Les systèmes de maison n’en savent rien car elles sont dépourvues de coordonnées. Or tout point d’une sphère peut-être décrit par deux angles. Les maisons n’en ont qu’un seul, un degré de longitude. Donc les maisons ne sont ni un point, ni non plus une zone, de l’écliptique.



Les maisons ne sont pas des points. Le raisonnement tenu pour un tore solaire est exactement le même dans une configuration héliocentrique. Le tore en ce cas est celui fait par toutes les positions sidérales de la Terre en 365 jours 25, d’une sphère de 6378 km de diamètre. On se retrouve alors sans écliptique dans l’impossibilité de placer des maisons, avec une seule longitude par maison. Une opération inutile car la naissance se faisant sur la terre, pour quelle raison la domifier, puisque le lieu de naissance est localisé en longitude et latitude, y compris même par gps.


Exemple de tore constitué des positions de la terre (A), avec figuration exagérée du Soleil au point C


En conclusion : le système des maisons n’est ni théorique, ni conceptuel, ni virtuel, mais essentiellement imaginaire. Ses tentatives de représentations se heurtent à plusieurs difficultés insurmontables de repérage. Les maisons sont factices, comme leurs effets prétendus. Bidons !...de la fausse astronomie pour tromper.


GDB






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