Le premier parti de France met le président Macron en minorité politique 48 jours après son élection


Les commentaires politique du 11 juin 2017, ainsi que le dépouillement des revues de presse du lundi 12, indiquent que la France a régressé en une nuit du rang d’un pays civilisé, à celui d’un état du continent africain comparable au Congo ou au Zaïre. En effet, alors que les résultats des urnes mettaient en évidence la voix majoritaire du peuple, les commentateurs ne cessaient de répéter en boucle que le 18 juin le président Macron, désavoué à 51% par les abstentionnistes, aurait la majorité absolue une semaine après. Des propos de somnambules de la politique refusant de prendre en compte les 2 données majeures du scrutin du 11 juin. Le président nouvellement élu est politiquement minoritaire dans le pays, stoppé dans son élan, un mois après son entrée en fonction. Le peuple refuse majoritairement la nomination d’un second pouvoir, le législatif macron, pour diriger le pays avec lui. Une innovation politique et constitutionnelle majeure.

Un président, responsable, aurait immédiatement donné une allocution pour donner acte au pays de la volonté populaire qui venait de s’exprimer. Au lieu de cela, il se tait. Et les médias annonnent en boucle la prédiction divinatoire, sur le mode à concurrencer les voyants, d’un impressionnant raz de marée macroniste sous huitaine, sans tenir compte de la régression exprimée le 11. Le 12 juin les revues de presse évacuaient le taux d’abstention de 51,2% de leurs comptes rendus, afin d’assurer le pouvoir de la docilité placide des électeurs. Une opération de désinformation médiatique par le formatage des cerveaux.  


Loi de Galton :

Régressions du Président Macron dans l’électorat en 1 mois

Afin de faire des comparaisons avec le 1er tour des présidentielles il est nécessaire de se rapporter aux chiffres des exprimés ainsi qu’à ceux des inscrits


Statistiques de 23,75% à 13,37% des exprimés et de 18,21% à 13,43 des inscrits

Les chiffres des Législatives du 1er tour, du ministère de l’intérieur, posent un problème en ce qui concerne les exprimés. Additionnez 28,21 LRM+15,77 LR+13,20FN+11,02France Insoumise vous obtenez 68,2 alors que les votants exprimés ne concernent que 48,71% des inscrits. Il convient de recalculer les taux afin de tenir compte de l’effet considérable de l’abstention

Au 1er tour de la présidentielle 2017 le 24 avril le candidat Macron totalisait

18,21% des inscrits et 23,75% des exprimés pour 21,31% d’abstention

Au 1e tour des législatives le 11 juin 2017, un mois et 18 jours après,

13,43% des inscrits et 28%,21 des exprimés pour 51,2% d’abstention

Afin de se rendre compte de ce que cela représente en électeurs

Le 24 avril 8 433 346

Le 11 juin 6 390 797


Soit une perte en 48 jours de 2 042 549 électeurs.

La régression vers le médiocre de l’électorat présidentiel est manifeste.

 

Impressionnante augmentation de 30% de défiance populaire contre le président


Statistiques : de 21,31% à 51,2% des inscrits

Au premier tour de la présidentielle le candidat Macron réalisait un résultat dans un contexte de 21,31% d’abstentions en mobilisant 9 871 871 d’électeurs contre son nom.


Au premier tour des législatives, le mouvement du président Macron était mis en minorité à raison d’un taux de 51,2% d’abstention soit 24 401 132 électeurs lui disent NON. En somme un coefficient de 2,6 fois plus.


La progression de 30% d’abstention entre les deux premiers tours des élections est impressionnante.


Nous n’en chercherons pas la cause car la loi de Galton est statistique.


L'expérience du bon samaritain fait douter d’une mobilisation électorale pour le 18 juin


En 1975 était réalisé par Nisbett et Borgida, à l’université du Michigan un test appelé « expérience du bon samaritain » consistant à placer 15 personnes dans des cabines individuelles isolées et les faire s’exprimer au microphone sur leur vie personnelle et leurs problèmes pendant 2 minutes. Dans le nombre figurait un leurre, décrivant ses difficultés à s’adapter à la vie à New York, et dont le propos se terminait par un script de crise d’étouffement subite dans son isoloir en appelant à l’aide. Les expérimentateurs observèrent que sur 15 personnes, 4 portèrent secours, 6 ne firent rien, et 5 se manifestèrent longtemps après que la « victime » se soit étouffée.


L’expérience a montré que les individus se sentent déchargés de toute responsabilité d’apporter de l’aide lorsqu’ils savent que d’autres qu’eux ont entendu le même appel. Cette expérience se nomme la dilution de la responsabilité. On l’observe dans le Métro lorsqu’une personne est prise à partie, ou menacée par un individu, et que personne ne bouge.


Le fait est statistique. Dès lors que le corps électoral a pris connaissance qu’à 51% il représente une force d’inertie il ne se mobilisera pas plus pour aller voter le 18 juin (1). Le corps électoral se dira, afin de diluer sa responsabilité, il se trouvera bien "quelqu'un qui ira voter à ma place" afin de se dispenser de retourner aux urnes le 18 juin pour soutenir les macronistes, faisant du sur place. Il y a lieu de croire que le taux d’abstention a atteint seulement un palier le 11 juin 2017, susceptible de progresser encore, en application de la loi de Galton, le devoir électoral étant lui aussi atteint par la régression.


Les enseignements du 11 juin 2017

Le corps électoral a délivré au pays deux messages inaudibles

1-Le premier, de nature politique, consiste à dire au Président Macron qu’il est stoppé dans sa marche. Devenu minoritaire il doit tenir compte désormais de la force répulsive à ses initiatives, au besoin composer avec en prenant comme premier ministre une personnalité issue des abstentionnistes. Puisque son gouvernement, nommé au lendemain de sa prise de fonction en mai, est illégitime.


Le 11 juin 2017 la république en marche se trouve désormais à l’arrêt par la volonté populaire


2-Le second est de nature constitutionnelle. Le 1er parti de France considère totalement inutile et superfétatoire d’élire un Parlement pour faire voter des lois, car il y en a ASSEZ. Au président élu de gouverner avec des ordonnances. On s’achemine ainsi vers un régime semi dictatorial, dans lequel un président préside pendant 5 ans, en s’exposant à la sanction populaire, selon des formes brutales. De natures violentes et insurrectionnelles.


Les partis politiques auraient dû prendre acte, le 11 juin, de cette innovation, et tous appeler à l’abstention le 18 juin, afin de régler, au plus vite, la situation nouvelle par une crise de régime. Tout en laissant leurs candidats se maintenir électoralement, et personnellement, afin d’amortir leurs frais financiers de campagne, tout en renonçant à siéger pour respecter la volonté populaire.


Conséquences :

Le parlement qui sera élu le 18 juin 2017 sera politiquement illégitime car non représentatif de la majorité populaire qui lui dénie tout pouvoir d’agir législativement en son nom. Les avocats auront du travail pour faire annuler les applications des décrets Macron dans les dossiers de leurs clients, pour illégitimité manifeste. C’est l’application du principe constitutionnel selon lequel « Le peuple français proclame solennellement » préambule de la constitution de 1958, « En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples ». Et son article 3 de la Souveraineté : « ARTICLE 3. La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants ». Il reste donc à désigner les représentant des abstentionnistes pour s’abstenir.


Le dernier alinéa de l’article 4 de la Constitution, et le début de l’article 5, comportent des conséquences importantes pour la survie politique du Président Macron :

« La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation. »

« ARTICLE 5. Le Président de la République veille au respect de la Constitution »


Il y a tout lieu de croire, que comme Sarkozy méprisa en son temps le NON du référendum de 2005 à l’Europe, le nouveau Président ne tiendra aucun compte de la volonté populaire exprimée le 11 juin 2017, conduisant le pays rapidement dans une impasse politique. Car désormais le pouvoir se ramasse dans la rue. Cette situation présage des affrontements sociaux à venir, en réaction à l’exercice d’un pouvoir présidentiel qui sera ressenti, par le peuple Français, comme l’expression d’une dictature imposée. Une tyrannie.


En effet l’article 3 de la Constitution de 1789, toujours en vigueur dispose :

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.


Le président élu, doit nommer un exécutif émanant des abstentionnistes. L’actuel premier ministre doit remettre au plus tôt la démission de son gouvernement.Il ne représente pas le Peuple de France. Il ne peut plus s'exprimer en son nom. La loi est claire.


La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 23 juin 1793 reconnaissait aux citoyens le droit, LEGAL, comme le plus indispensable des devoirs -article 35- d’entrer en insurrection pour se libérer de la tyrannie par usage de la force populaire. De tels mouvements se manifestètent lors de la seconde présidence de Chirac, notamment en 2006, lorsque Dominique de Villepin était premier Ministre. Les banlieues s'enflammèrent puis ensuite les jeunes. Souhaitons que les évènements à venir nous dispenseront d’arriver à cette extrémité.


φct 12/juin/2017


Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 23 juin 1793


Article 25 (souveraineté du peuple)

La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.


Article 33

La résistance à l’oppression est la conséquence des autres droits de l’homme.


Article 34

Il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.


Article 35

Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.




(1) Compte tenu de la mise en évidence de la régression électorale en cours du président Macron. On doit envisager, comme hypothèse vraisemblable, que contrairement aux propos des commentateurs s'attendant à une amplification électorale le 18 juin, pour dominer l'Assemblée Nationale, il se produise le contraire. Notamment que les candidats de son mouvement échouent à réussir 8 jours après des scores similaires à ceux du 11 juin. Amorce cohérente d'une inversion, par effet conjugué de la dilution en application de l'expérience Nisbett Borgida, relative à la majorité des absententionistes de 51%. Ainsi que de la régression vers la médiocrité de la Loi de Galton. Le 11 juin 2017 les macronistes ont fait le plein de leur voix sans avoir de réserve de nouveaux électeurs. La non participation des autres candidats le 18 devrait en toute cohérence profiter à l'abstention. Sans garantir que l'électorat macroniste se mobilise, dans les mêmes conditions, à nouveau, une seconde fois à 8 jours d'intervale.





. Richard Nisbett et Eugene Borgida "attribution and the psychology of prediction" Journal of personality and Social Psychology 32,1975,p 932-943

. Nisbett, Zukier, Lemley The dilution effect Cognitive Psychology 13, 248-277





®

"diffusion en matière juridique de renseignements et informations à caractère documentaire

en application de l'article 66-1 de la loi du 31/12/1971 reproduction interdite"

Une - Actualités-Editeur -AstroDiko - Astrosofie - Blog -Culture - Magazine - Legalis - Mystifications - Société


            Médiation Extra Judiciaire  Droits intellectuels Engagement consommateur   Argumentaires

                         

                                       ©2017-2003 Tous Droits Réservés www.astroemail.com  ISSN 2267-2702