La République en panne


L'expérience Macron reposait sur du bruit.  Celui de l'Unité Nationale. Comme celle de Raymond Barre, consistant pour relancer l'économie, à inciter les chômeurs à créer leur emploi pendant les années 1980.  Explications...



La campagne électorale, des présidentielles 2017 en France, était marquée par le vide des idées.


Face aux partis traditionnels un mouvement se faisait une place en se proclamant la République en Marche. Sans idéologie avouée. Un ovni politique indéfini ni droite ni gauche, afin de mieux rassembler de tous les côtés, sur le thème de l’unité nationale.


L’électorat se laissa piéger, comme les idéologues des partis traditionnels, impuissants à argumenter contre ce faux UFO.


A l’analyse, son leader Emmanuel Macron, considéré à tort par les médias comme l’homme de l’année 2017, auquel il conviendrait de réserver la couverture de Times Magazine, n’a fait que copier l’idée de Raymond Barre pour résoudre le problème du chômage. Consistant à inciter les chômeurs à créer leurs entreprises. Une fausse bonne idée. Convertie par Macron sous la forme d’un rassemblement national apolitique pour diriger le pays. Le résultat sera similaire à l’échec de l’idée des chômeurs créateurs d’entreprise de Barre.


Pourquoi ?

L’idée de Barre partait du concept dit du « bruit du capitalisme ». L’économie fonctionne sur le mécanisme de l’entropie. Les actions des entrepreneurs occasionnent la fourniture de richesses qui s’échangent sur le marché sous la forme de prix. Barre compensait la faiblesse -à analyser- de la production de biens, par l’incitation à la création d’offres nouvelles susceptibles de générer de nouveaux échanges sur le marché de l’offre et de la demande. Raymond Barre suscitait exclusivement du bruit, afin de faire croire que la machine économique recevrait un surplus d’alimentation en énergies nouvelles par les initiatives des créateurs d’entreprises. Barre confondait bruit et information. Le bruit c’est le grésillement sur la ligne téléphonique. Un son inaudible. Ce n’est pas la voix de l’interlocuteur.


Barre savait que son idée était mort-née. Son appel suscitait du désordre. L’économie fonctionne sur le désordre des marchés et de l’entropie. A priori introduire plus de désordre ne pouvait qu’alimenter la machine. Mais l’idée de Barre n’était que le bruit du désordre, sans être du désordre lui-même. Les créateurs d’entreprise qui se lancèrent payèrent des taxes à l’Etat pour s’installer. Profitable pour les recettes fiscales sans toutefois produire de richesses nouvelles taxables. Les créateurs d’entreprises s’endettèrent aussi auprès des banques, pour se constituer du capital social. La création de monnaie ainsi produite resta faible à raison des limitations d’endettement des nouveaux emprunteurs. Sans proposer de biens nouveaux sur le marché, susceptibles de donner lieu à des transactions financières durables. Créer des boutiques de toilettage d’animaux ne suffit pas à faire tourner l’économie d’un pays. Ni non plus investir dans la gestion déficitaire du petit commerce local de proximité. Barre mit ainsi en place un mécanisme produisant le bruit du désordre sans le transformer en mécanique du désordre. Les créations d’entreprises nouvelles donnèrent lieu rapidement, ainsi qu’il fallait s’y attendre, à des dépôts de bilan. Donnant du travail aux Tribunaux de Commerce, pour prononcer les liquidations, ainsi que subsidiairement aux avocats sur la ligne pour traiter les dossiers contentieux nécessaires. Les créateurs d’entreprise se retrouvèrent en peu de temps englués dans une nouvelle entropie, celle de devoir éponger les passifs accumulés de leurs activités passées. C’est ainsi que Raymond Barre est devenu un économiste irresponsable, puisque ses idées farfelues eurent pour résultat d’aggraver la vie, de celles et de ceux, qui l’ont écouté. Personne, à l’époque, ne les avait mis en garde contre le bruit du capitalisme.


Emmanuel Macron a fait, en 2017, du Barrisme politique en vendant aux électeurs le bruit de l’Unité Nationale sous la forme d’une fausse incitation à l’équilibre partisan. Du bruit électoral. Rien d’autre. Le résultat obtenu en 48 jours se traduisait le 11 juin 2017 par la constitution du 1er parti de France, sans leader politique pour le conduire, celui des abstentionnistes, sous la forme d’un chiffre 51,2% de NON. Sur un corps électoral de 47 millions 571 350 électeurs, 24 millions 401 132, s’opposent désormais à la poursuite de l’expérience. La République est en panne.


Pour qu’elle reparte, il faudra réinjecter un peu de chaos au sens thermodynamique de ce mot, sous forme d’instabilités irréversibles, afin de relancer la croissance de l’entropie politique faite de multiples désordres aux évolutions divergentes. Des hommes nouveaux surgiront, nécessairement, car on n’en trouve aucun ayant le gabarit nécessaire, et suffisant, dans les actuels partis traditionnels.


φct 13/juin/2017















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