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JAN 12  DIEUDONNE STIRN


posted by felicita on January 12, 2014 9:07 | under General



Alors que la presse bien pensante tresse au ministre de l’intérieur, des couronnes de lauriers, dans l’affaire Dieudonné, pour sa saisine du Conseil d’État afin d’interdire le spectacle de Nantes. Le quotidien Le Monde révélait un détail trouble, intéressant cette fois le magistrat ayant rendu l’arrêt.


Selon le quotidien du soir: le magistrat qui a signé l'ordonnance confirmant l'annulation du spectacle de Dieudonné, arrière-petit-fils de Alfred Dreyfus… (10 janvier 2014, par Martin Untersinger Arno Klarsfeld, le Conseil d’Etat et les archives du Monde.fr)


Comment se nomme ce magistrat, dont, bizarrement, le journaliste omet de citer le nom, intentionnellement, dans une insinuation généalogique dreyfusarde? L’ordonnance est signée Bernard Stirn (voir décision ci-dessous). La consonance de ce patronyme n’est certes ni Martin ni Dupond. Mais sauf à connaître exactement sa généalogie, il est impossible à l’homme de la rue, d’imputer quoi que ce soit à la descendance du capitaine, devenu colonel, Dreyfus. Notamment sous la forme d’une décision de justice revancharde, dans l’asymétrie d’une boucle temporelle du hasard sauvage.


Stirn, le ministre de l’intérieur aurait du récuser le magistrat. Peut-on demander ça à un espagnol naturalisé français à l’âge de 20 ans, âgé de 52 le 13 août 2014? Il a vraisemblablement atteint son niveau d’incompétence une fois nommé ministre en 2012 dans le gouvernement Ayrault. Par application du principe de Peter[1] dans cette promotion interne au Parti socialiste. Il en donne en tout cas la preuve avec cette saisine du conseil d’Etat par son défaut de vigilance. Le patronyme Stirn fleure l’orient, le levant et le Maghreb, sans évoquer ni le beaujolais, le bordelais, la champagne, ou les cotes de Provence. Une règle élémentaire de bonne justice piétinée. Afin que personne ne fasse de rapprochements libres, et malheureusement spontanés, y compris occultes, de communauté d’intérêts dans le règlement de ce litige. Le magistrat aurait du, de lui-même se déporter, étant donné le contexte particulier de l’affaire Dieudonné. Il s’en est bien gardé! Le premier trouble à l’ordre public caractérisé se trouve là, et nulle part ailleurs.

 

 

La Lecture, du texte de l’ordonnance rendue, gène considérablement, à raison de l’absence de faits imputables précis, pour interdire la représentation de Dieudonné. C’est autrement plus préoccupant que les origines communautaires, familiales présumées, avérées ou infondées, du magistrat signataire.


Ainsi, le préfet de la Loire Atlantique exposait dans son mémoire « que le spectacle Le Mur tels qu’il est conçu contient des propos anti….qui incitent à la haine raciale… » Et bien on aimerait connaître LESQUELS ? Où est la motivation s’y rapportant ? Nulle part. RIEN n’est caractérisé dans le texte des attendus !


De même il est fait état de « méconnaissance de la dignité de la personne humaine, l’apologie des discriminations, persécutions, exterminations…etc » sans JAMAIS CITER d’exemple précis tiré du show.

C’est rédigé dans une formulation jésuitique, papelardisée, dissimulée.


Tant et si bien qu’à la fin de la lecture de l’ordonnance d’arrêt du Conseil d’Etat, on se retrouve, sans élément circonstancié à l’appui des motifs exposés. Finalement, le juge qu’a-t-il réellement examiné ? On s’interroge ! Le magistrat fait état de pièces de dossier, sans jamais citer une seule référence caractérisable, sans spécifier, ou identifier moindrement un SEUL fait précis imputable. Il considère, la belle affaire, et sur quelles bases, la réalité établie. Laquelle ? Alors qu’elle est inconnue des lecteurs de son arrêt. Elle le serait tout autant d’une juridiction supérieure, si cet arrêt pouvait lui être soumis, puisque cette réalité n’a ni visage, ni consistance, ni contenu caractéristique.


Seul élément retenu, en quatre pages de texte, celui du nombre des condamnations antérieures de Dieudonné, 9. Selon le magistrat ce serait un motif d’interdiction suffisant. Une application du dicton populaire « qui a bu boira ». Est-ce du droit ? Quel article du code administratif stipule l’application de cette règle ? On aimerait le connaître afin de l’encadrer comme il se doit. L’argument employé, dépourvu de base légale, est biaisé par l’application d’une routine des gens de robe selon laquelle, un gibier d’instance, reste un gibier pour toutes les autres instances ultérieures, et cela quelque soient les juridictions devant lesquelles il serait cité. On ignorait, que la définition de la règle pénale de l’habitude s’appliquait aussi en droit administratif des libertés. C’est une application transversale du droit. Il eut été plus approprié que le magistrat visionne le dvd de ce show, à défaut d’assister au spectacle, et motive ensuite son arrêt d’interdiction en fonction d’éléments objectifs, cités de façon circonstancielle. Lesquels font hélas défaut dans son ordonnance.


Bref, la réalité des troubles à l’ordre public allégués par le magistrat Stirn, « qu’il serait très difficile aux force de police de maîtriser » apparaissent inconsistants au lecteur de son arrêt. Une vue de l’esprit, par suite de graves carences d’une motivation évacuée. Une ordonnance rédigée en forme de procès d’intention réglée sur les fondements de l’hypothétique, notamment en matière de trouble à l’ordre public, alors que le Tribunal administratif de Nantes observait dans son ordonnance l’absence de troubles manifestes : « Il ne ressort pas des pièces du dossier que cette manifestation ait donné lieu, au cours de cette période, à des troubles à l'ordre public ». Vérité à Nantes, Mensonge à Paris, Montaigne l’expliquait déjà dans ses écrits.


Il fallait au ministre de l’intérieur une décision dans l’urgence, avant 20 heures. Il l’obtint. A quel prix ? Celui d’un dommage collatéral aux libertés publiques. C’est en cela, en sa qualité de ministre de l’intérieur, qu’ il apporte la preuve de son incompétence. En portant atteinte notamment aux modalités d’exercice  de la liberté d’expression.  Transformer Dieudonné, en victime d’une restriction de la liberté d’expression, nous conduit à mille lieux de Beaumarchais et des noces de Figaro, à une époque où ce problème se posait sérieusement dans le contexte de l’absolutisme royal.


Demain, selon les mêmes modalités, que celles du texte de l’arrêt Stirn, il sera porté atteinte à la liberté de penser des citoyens, sans nécessiter qu’ils s’expriment. On passera alors au cran supérieur. Un magistrat du Conseil d’Etat vous imputera une pensée, y compris non formulée, mais que vous pourriez avoir (procès d’intention), et cela suffira pour vous interdire de penser…tout court. Sans préjudice de vous confier ensuite aux bons soins des toubibs pour vous lobotomiser le cerveau. Avec mesure de placement ensuite en camp de rééducation pour le suivi de l’opération. Voila ce que préfigure l'action de Valls. L'apport en France de l'ombre du franquisme de son pays natal. L'Espagne, combien de charniers?


Les juges, dit-on, en faculté de droit, lorsque j’y étudiais, sont les gardiens des libertés. Depuis cette époque, ils ont perdu le trousseau de clés du placard dans lequel elles sont enfermées.


Claude thebault éditeur d’Astroemail

 

 

 

 



[1] Principe de Peter: Selon ce principe, « dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever à son niveau d'incompétence » avec pour corollaire : « Avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d'en assumer la responsabilité


Plus un poste est élevé dans la hiérarchie, plus il demande des compétences. Il en découle que l'impact de l'incompétence de l'employé aura été maximisé par le niveau hiérarchique du poste auquel il aura été promu.


Le Principe de Peter, également appelé « syndrome de la promotion Focus », est une loi empirique relative aux organisations hiérarchiques proposée par Laurence J. Peter et Raymond Hull dans l'ouvrage éponyme Le principe de Peter (1970)


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