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DEC 13  FUITE CONTINUELLE DANS LA PREVISION


posted by felicita on December 13, 2014 11:19 | under General



 Fuite continuelle dans la prévision : un effet de la codépendance astrologue/public

Un peu plus de 106 fois par semaine Astroemail reçoit des liens +leurs résumés se rapportant aux prévisions de bloggeuses, et bloggeurs, anglo saxons et francophones.


Ces auteures (des femmes de tous âges en majorité, et une petite minorité d’hommes 30%) déploient-ils une intense activité dans l’analyse de l’imprédictible ?


En consultant leurs publications, une réalité apparaît. Celle des expressions du même phénomène. Une addiction commune, sur laquelle nous réservons une publication à part, la codépendance.

Spécifiquement un effet de la codépendance de l’astrologue au public.


La codépendance (analysée, et mise en évidence, avec les populations d’alcooliques) repose sur le couple du dépendant et de son entourage. Ainsi que de leurs interactions réciproques. La notion de dépendance, en matière d’astrologie, comporte deux aspects concaves : celui de la relation public/astrologue, et celui de la relation astrologue/public. Concave en ce sens qu’elle comporte des inconvénients supérieurs aux avantages. Elles seraient convexes dans le cas contraire, plus d’avantages que d’inconvénients.


La profusion des billets, à caractère prévisionnel, caractérise la dépendance de l’astrologue vers le public au sens général, et son mode d’interaction avec « son » public particulier, celui auprès duquel il pense disposer d’une audience.

Qu’un individu, persuadé par ses investigations, sans porter d’appréciation sur leurs caractères, décide de partager ses conclusions avec des tiers, ce comportement est légitime. Qu’il fasse payer, ou publie, gratuitement, ses révélations.


Cette attitude est pathologique dès lors qu’elle devient compulsive, régulière, pour n’importe quel motif. Surtout lorsque son contenu est constitué de développements d’idées anormales, accompagné d’une perte significative du sens des réalités.


L’astrologie, avec sa profusion configurationelle, incite l’astrologue à « suivre », en quelque sorte,  une actualité pseudo planétaire avec une conséquence immédiatement perceptible, celle de l’épuisement mental de « l’analyste ».


Un exemple en était donné, au début de l’été 2013, par la bloggeuse Micha, du blog vers la lumière, avouant caler devant une prétendue reculade de Mercure qu’elle observait dans le ciel. Elle ne trouvait rien à dire, alors « qu’elle devait le commenter, et augurer une conséquence ».


La bloggeuse était intellectuellement épuisée. Soutenir la cadence l’exténuait. Depuis, elle donne le sentiment d’une reprise, en relayant le message d’un autre, dont elle s’est rapprochée, avec l’inconvénient majeur de devoir gérer, dans un avenir plus ou moins proche, les conséquences de la dérive sectaire dans laquelle elle se trouve.


L’astrologie règle apparemment le problème du tarissement du contenu prévisionnel avec son système maisons dans les signes, et planètes dans les maisons, et dans les signes. Dans le sens où il suffit la plupart du temps de recopier les définitions, et les adapter. Sans plus se préoccuper du sens.


D’autres y ajoutent des variantes. Notamment les exploitants des services audiotels payants, faisant régulièrement leur shopping sur les blogs, afin de recueillir les prévisions, pour ensuite les mixer, et les diffuser. Un bordelais, Yanis Voyance, en 2012, se spécialisait dans cette faire façon de faire, avec ses audiotel France, Belgique, Canada, Luxembourg, et Suisse.


Pourquoi se priver quand le travail est livré gratuitement. Cela revient en quelque sorte au comportement de Denis de Syracuse[1], accusé de piller les offrandes des temples grecs. Il répondait « je ne les prends pas, je les accepte ». Ce serait en effet absurde de refuser les prévisions que présentent les bloggeuses. D’autant qu’aucune d’entre elles ne réclame de droit de prévision au titre de la propriété intellectuelle. Enfin pas encore !


La prétendue régularité prévisionnelle constitue un motif de fuite dans le développement d’idées anormales.

Un exemple récent, avec le post, sur son blog, d’une sympathique jeune femme qui nous en informait, en nous adressant le message suivant annonçant pour le 14 décembre : « grandeur d’âme par le passage du Soleil et de Mercure sur le centre galactique (centre de la Voie lactée), c’est un appel vers plus de conscience, car la présence énergétique y sera plus forte. C’est une phase qui invite à l’introspection. »


L’auteure de ce fragment de phrase affirme : passages du Soleil et de Mercure sur le Centre Galactique.


Le Soleil est au centre du système Solaire, il ne circule ni devant, ni dedans, le centre galactique. Cette charmante personne aura beau expliquer que sur l’écliptique on voit que... Qu’elle consulte l’édition Larousse du dictionnaire de l’astrologie. Il est écrit à écliptique « trajectoire apparente ». Apparence au sens d’illusion. Car le Soleil, vu de la Terre, se trouve approximativement à 150 millions de kms. L’équivalent d’un voyage de 8 minutes à la vitesse de la lumière, qui est de 299 792 km/s. Le Centre galactique se trouve à plus de 26 000 années de voyage, à cette même vitesse de la lumière. Dans ces conditions on ne peut écrire « passage du Soleil sur le centre galactique ». Il n’a pas le temps, le 14 décembre 2014, de faire un aller retour soit 52 000 années lumière en 24 heures chrono.


Mercure, à la date du 14 décembre 2014, se trouve sidéralement à la longitude 274°22. C’est éloigné du Centre galactique, puisque les astronomes le situent dans le –prolongement- à 26 000 ans de nous, de la longitude 264.


Le contenu du message prévisionnel est donc élaboré sur du VIDE. Il n’y a rien, aucun événement au sens d’une date reliée à une position. Toutefois on observe le besoin compulsif de publier un commentaire sur RIEN. Un NEANT habillé d’une substance, celle du Centre galactique et de sa puissance.


Cette fée bloggeuse reprend à son compte le délire publié sur ce thème, par Mme Elisabeth Teissier, dans son livre « 2012-2016 » paru en octobre 2011 chez XO éditions.


Qu’écrivait-elle ? Une nouvelle mouture, transposée, du mythe de l’ère du Verseau de Rudolph Steiner en 1908. Pages 35 et suivantes elle développait le propos selon lequel « c’est un point très mystérieux d’un poids équivalent à 4 millions de notre soleil correspondant à un Trou noir ». Et elle en déduisait : « le centre galactique a une signification bien plus considérable en astrologie en tant que source universelle d’énergie. » « Le centre galactique est le feu central au potentiel énergétique illimité ».


Dès lors on comprend la raison pour laquelle la bloggeuse enchanteresse écrivait que le passage le 14 décembre, du soleil, et de Mercure, équivalait à de la récupération de puissance…à 26 000 années de distance.


La séparation temporelle pose déjà un sérieux problème pour l’application de cette idée. Mais, supposons, par hypothèse, que l’on demande, à cette aimable bloggeuse, son avis. Sans surprise, elle répondrait, avec son franc parler habituel, que l’on récupère, aujourd’hui, l’énergie envoyée il y a 26 000 ans. Imparable explication de la conservation dans le temps, selon le concept du frigo, ou du congélateur, appliquée à la circonstance, supposée, du 14 décembre 2014 !


Cela ressemble à un conte de fée. Pour les uns. A un cauchemar. Pour les autres.


Hélas il faut se réveiller. Un des meilleurs spécialistes en physique théorique, excellent scientifique connu pour ses publications sur les Trous noirs, Kip S. Thorne[2] écrit que les trous noirs aspirent l’énergie, sans la rejeter. Le trou noir s’apparente à un système spatial d’entropie. Un immense aspirateur, destructeur de ce qu’il attire, qui ne refoule rien, et surtout n’expulse rien. Un trou noir absorbe gloutonnement tout ce qui passe à sa portée : planètes, étoiles etc…sans rien rejeter ni émettre.  Adieu la source d’énergie communicative de Mme Teissier, reprise en boucle par les bloggeuses, lesquelles, comme on disait dans ma jeunesse « n’y pigent que couic » !


L’ignorance, sert, dans cet exemple, de support à une bloggeuse, ainsi que de prétexte à convier son public aux développements introspectifs. Sans explications sur les rapports entre les deux. Elle se croit obligée, d’écrire un message à son public, par codépendance envers lui, alors qu’aucun événement particulier ne le justifie. Cette bloggeuse s’astreint elle-même, à produire du texte, se croyant INDISPENSABLE à son public. Phénomène d’esclavage, d’addiction !


Elle croit ce qu’elle écrit, et l’on observe alors sa fuite éperdue dans la production d’idées anormales et aberrantes. Les trous noirs puissants émetteurs d’énergie, congelés 26 000 ans pendant le voyage vers la Terre, incitatifs à l’introspection mentale. La bloggeuse est victime des idées délirantes émises en 2011 par Mme Teissier. Théories reprises à son compte volontairement sans aucune vérification préalable, absence de précaution.


Selon le principe si c’est du Teissier c’est garanti. Avec Mme Teissier l’expérience montre la nécessité de bien distinguer entre les lignes, entre les mots, et parfois entre les lettres. Ainsi on trouve, encore, le pdf suivant « Elizabeth Teissier avait prédit une « année géniale » à DSK », qu’il conviendrait plutôt de lire ainsi « Elizabeth Teissier avait prédit une année « génitale » à DSK ». Pour un « T » oublié le sens n’est plus le même au regard de la réalité des faits. Avec le trou noir du centre galactique c’est pareil. Il aspire à tout va, mais ne recrache rien. Retenez que les explications, se rapportant au centre galactique, sont essentiellement du type absorbant.


La bloggeuse contamine son public avec des aberrations, sans vérifier la nature de ses propos. Le processus de perte du sens des réalités est activé par l’astrologie, dans la mesure où, tout mouvement présumé, doit recevoir un commentaire, peu importe sa cohérence, pourvu qu’il produise de l’audience.


Le phénomène est ancien. On l’observait déjà au temps de Morin de Villefranche, dans les textes des almanachs qui se publiaient, auxquels les billets des blogs actuels ressemblent beaucoup. Entre les deux périodes  les propos se sont adaptés au public. Du temps de Morin, la Terre était le centre de l’Univers. Quatre siècles plus tard ce centre s’est déporté à celui de la Galaxie à laquelle nous appartenons.


La différence, notable, entre les deux époques, réside dans la fréquence des délires, et dans leur nombre. Là où autrefois ils se cantonnaient à quelques manifestations spécifiques, localisées géographiquement, à des personnes particulières. Il y a plus de dingues aujourd’hui que dans le passé, par l’effet démographique. La France de Louis XIV était moins peuplée.


Nous  assistons aujourd’hui au triomphe des jugements bâclés. Ainsi qu’aux carottages de la bêtise ambiante, par l’apport conjugué des moyens de communication mis à la disposition de tous. Cela multiplie la prolifération des bêtises.


La question se pose de savoir si le public de l’astrologue est idiot, ou si l’astrologue, comme le pensent certains psychologues, a le public qu’il mérite ? L’analyse de la codépendance apporte des réponses.

Le moyen, pour l’astrologue, de soigner sa codépendance envers son public, consiste à le respecter. Par voie de conséquence à vérifier, par précaution, ce qu’il écrit, au lieu de publier n’importe quoi.


Un fou, trainant une brosse à dents en laisse, est interrogé en ces termes par un psy : « comment s’appelle votre chien ? ». Le fou répond, « c’est pas un chien c’est une brosse à dents ». Puis s’éloignant, le fou se retourne et s’adresse à la brosse à dents « t’as vu médord comment je lui ai répondu !»  Sans se rendre compte que dans l’ombre, derrière la porte vers laquelle il se dirige, deux infirmiers se cachent avec le matériel nécessaire pour lui administrer la camisole de force.


Tenir une brosse à dents en laisse constitue un signe patent de dérangement mental. La codépendance de l’astrologue, à son public, quand il ne se passe rien, aussi.

 

Claude Thebault

Editeur d’astroemail.

 

 



[1] Voir sur Astromail : Astrodyko la diagonale de Diagoras http://astroemail.com/astrodyko/diagonale_de_diagoras.html

[2] Trous noirs et distorsion du temps, préface de Stephen Hawking, Champs Sciences Flammarion 12euros




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Depuis 2003 gauthier de bruges anime des rubriques, et publie dans Astroemail, revue mensuelle d'informations vendue par email. Ses prévisions attirent l'attention sur des évolutions importantes de la société. Consultez les rubriques "Résultats" de ce site pour votre information, ainsi qu'"Éclairages" dans laquelle il livre ses sujets de réflexion.


Ce blog permet de développer des points de vue à chaud, en réagissant à des faits d'actualité, sans nécessairement les développer dans un article d' Éclairage.



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