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MAR 4  STORYTELLING ASTROLOGIQUE


posted by felicita on March 04, 2015 9:16 | under General



 Attitude à adopter face aux bobards

PEUT-ON REFUTER UN BOBARD PAR UN AUTRE ?

Le Storytelling, ou l’art de convaincre par le récit, Jean Marc GUSCETTI, formateur en entreprise, l’enseigne dans ses formations en management, organisation et vente.

 

Cette technique s’adapte à la forme d’écriture des horoscopes lorsque le texte donne un récit court, sous la forme d’une histoire compacte, suscitant l’intérêt et entrainant la conviction.

 

L’analyse structurale du récit comporte généralement 6 éléments clés narratifs. Un émetteur d’histoire, un récepteur à l’écoute, un sujet, un objet, une ressource et un opposant.

 

L’exemple classique est celui du produit de la société Procter & Gamble : Ariel et les taches. Les enzymes gloutons. Une ménagère raconte son désespoir de lavage à une amie. Emetteur et récepteur. Elle lui fait découvrir Ariel, la ressource. L’objet, le linge propre ; l’opposant les taches.

 

On trouve un exemple d’usage du storytelling en astrologie, dans les Libres Propos, de novembre 2005, intitulé « NE NOUS AFFOLONS PAS » de Dan Martin.

 

 

L’émetteur Dan Martin, l’écouteur le lectorat de la revue Astres.

Le sujet ? Les prévisions apocalyptiques, lesquelles se répandaient alors sur les blogs des sites internet, par des astrologues amateurs s’improvisant en nouvelles Cassandres.

 

 

Selon une formulation classique en mode de pronostic valise « énergie de régression et de violence…agitation, climat insurrectionnel à tous niveaux…turbulence collectives, voire montée des attentats, intolérance fanatique, exclusion raciste …mois explosifs ». Des propos passe partout susceptibles de s’appliquer à toutes les occasions. Le plein d’épreuves, de deuils, de drames, d’accidents naturels, et ou surnaturels, dosé d’un peu de paranormal, avec trois, petites, pincées isolées de bonheur des champs, un filet  de karma pour l’exotisme servez bien chaud. C’est à peu près le menu qui se sert, désormais à peu partout. La différence se trouve dans le dosage, plus ou moins corsé, selon les cantines servant ce brouet indigeste.


Dan Martin mettait en cause la pratique dite de l’indice de concentration planétaire développé par André Barbault, et ses concurrents . Qu’il identifiait à l’opposant. Il en donnait un bref descriptif dans un paragraphe, comportant 10 lignes de trop. En donnant un avis personnel «cela choque mes convictions et mes connaissances ».


Le thème de la concentration est un sujet controversé depuis l’entre deux guerres, au XXe siècle. Ripoliné par Barbault, et resservi sous la forme d’un storytelling. Il repose sur la déformation conceptuelle de la distance réduite des corps dans le système solaire, à certaines époques, VUES, sur une Roue de Pythagore. Vision faussée assurée, et même garantie, sur facture pro forma.


Selon le point de vue de Dan Martin ce n’était pas crédible. Une affirmation non étayée par des arguments. Il aurait du écrire : André Barbault est un looser, indigne de confiance. Qu’il se trompa constamment dans ses analyses et prévisions (annonce d’une crise économique en 1967 jamais survenue, d’une 3e guerre mondiale en 1980 non arrivée, du dépeuplement de la planète, 7 milliards expansion démographique). Ainsi que Jean Pierre Nicola. Mais il s’y refusait en introduction de son billet « il n’est nullement question ici d’attaques personnelles dirigées contre  des confrères estimables et compétents, mais de discussions constructives, de certaines idées qui, à mon sens, ne serrent pas d’assez près la réalité ».

 

Il proposait, en mode de storytelling, une autre ressource, pour réaliser l’objet se résumant à conserver l’espoir. Cette ressource, génératrice d’optimisme, faisait appel à la notion de configuration exceptionnelle. Une de plus !


Le storytelling, comme l’horoscope, s’élabore aussi sur une déformation perceptuelle. Par exemple l’histoire de Kennedy et de la lune le 25 mai 1961. « We choose to go the moon ». Nous choisissons d’aller sur la Lune parce que c’est difficile. La déformation repose ici sur le paranormal. Personne n’avait encore jamais été là bas, excepté les personnages de Jules Vernes. Un rêve  inaccessible en 1961. Une réalité le 20 juillet 1969 avec la mission Apollo 11.


La configuration de Dan Martin devait présenter, toutes les garanties, d’être hors d’atteinte des taches noires de Barbault, de JP Nicola et de leurs congénères, en termes de concentration planétaire en tube. Il lui fallait donc une ressource MYTHIQUE.

Il évoqua alors, un thème qu’il reprit en 2007, en prolongeant sa durée de 10 ans de plus, celui de Neptune Pluton contemporain de la fondation de Rome, semence de civilisation.

 « l’on peut facilement démontrer que Pluton et Neptune sont restés pendant plus de cinquante ans à une distance inférieure à cinq unités astronomiques, c'est-à-dire pratiquement en conjonction vers le cinquième siècle avant notre ère. L’indice de concentration planétaire est forcément passé, au cours de cette période par un ou plusieurs minimas. Le monde s’est-il écroulé pour autant ? Certainement pas. Et lorsque j’ouvre un livre d’histoire, je trouve à cette époque la fondation de Rome, qui fut non seulement la genèse de l’unification du monde connu…. »

 

Cette ressource fonctionne sur la déformation perceptuelle affirmative, en preuve par érudition, selon laquelle Neptune Pluton, serait, historiquement, une configuration exceptionnellement porteuse d’espoirs.

 

Sa ressource encourageait le moral des lecteurs en pratiquant une légère hypnose. Car à la lecture on ne distingue plus la part de la réalité de celle de l’imagination.

 

La date exacte de la rencontre Neptune Pluton (6 juin -0577), donne matière à chipoter sur l’imprécision séculaire de sa datation approximative « vers le cinquième siècle ». Cent ans c’est long.

 

Jean Marc Guscetti enseigne à JMG formation et conseil, ainsi que dans son Ecole de Rhétorique, la nécessité de vérifier préalablement ses sources, lorsque l’on procure à l’écouteur des sensations fortes. 50 ans de conjonction constitue une anecdote convaincante, à priori. Notamment lorsqu’on fait confiance à la compétence de l’émetteur. Les tables astronomiques Millénium ne se trouvent pas en rayonnage à Carrefour. Ni non plus en consultation libre sur Internet. Ce sont des outils professionnels inaccessibles au grand public incapable de vérifier sur pièce l’authenticité du fait allégué.

 

 

La ressource de Dan Martin appartenait au vaste domaine de l’invraisemblance

 

« Neptune et Pluton sont restés pendant 50 ans à une distance inférieure à 5 unités astronomiques, c'est-à-dire pratiquement en conjonction ». La séquence des 5 dans son anecdote : 50 ans, 5 unités…l’erreur d’emploi d’une rythmique suffisait à attirer l’attention des non spécialistes des planètes.

 

Évoquer une unité de distance sans donner sa consistance exacte, bien entendu cela impressionne les ignorants. Cinq unités, en absolu, ne sont rien qu’un chiffre. Cinq, trois, deux, les astrologues jonglent avec les numéros comme au tirage du loto. Un nombre sans réalité puise sa substance dans la source de l’ignorance. Une beauté mathématique. Un mythe. Un mystère fascinant. Une métaphysique numérique.

 

Mais voila, une unité astronomique correspond à 149 597 870 km. Magie du pouvoir infini des opérations, 5 unités se transforment en 747 989 350 km. De cinq on passe à près de 750 millions. Ce n’est plus pareil.

 

Dan Martin exposait aussi, en novembre 2005, un superbe canular pour faire échec à la déformation perceptuelle de Barbault sur l’argument de la réduction cataclysmique des distances. En affirmant qu’une conjonction correspondrait à la valeur de 5 Unités astronomiques. Soit l’histoire du pneu crevé qui roule encore, à l’origine de la création de la société Runflat. Dan Martin inventait la concentration de 5, sans mesure d’unité, de civilisation expansive en lieu et place de la crise autodestructrice de Barbault. Or les distances en UA ne sont JAMAIS synonymes de conjonction. Seules les longitudes similaires, sur orbites respectives, les caractérisent. Charles Perrault aurait-il osé écrire pareille fable ? Certainement non. L’excès de déformation excède alors ses limites. Il est attribué à Jacques Chirac, professionnel des déformations perceptuelles, cet aphorisme « plus c’est gros mieux ça passe ». Tout dépend de la dimension, et du calibre, de ce « gros ».

 

En effet, la distance exacte entre Neptune et Pluton, le 6 juin-0577[1] était de 18 unités astronomiques et non de 5. A cette date Neptune était à 29 UA et Pluton à 47, soit 18. La distance réelle était donc de plus de 2 milliards de km entre les deux planètes. Exactement 2 692 761 660 km. INCOMMENSURABLE. Ce n’est plus la porte d’à côté. Imaginez une conjonction avec un tel écart ? Croyez vous que cela se correlle avec la naissance de Rome? Dont la date donnée, par le Dictionnaire Classique de l’Antiquité, est l’année -753. Là encore 176 ans de différence avec le « vers le cinquième siècle » de Dan Martin. Une bagatelle ?

 

Neptune Pluton une conjonction de 50 ans, affirmait Dan Martin. 60 ans écrivait-aussi en 2007.

 

Neptune et Pluton sont des corps planétaires dotés de vitesses de révolution. Le 6 juin- 0577 la vélocité de Neptune était de  5.47273 km/s. Celle de Pluton de 3.88073 km/s. Fatalement, les deux planètes ne pouvaient rester en vis-à-vis pendant 50 ans, à se regarder en chiennes de faïence interplanétaires. Les astrologues ignorent les vélocités, car en application de l’astronomie de Ptolémée elles sont pour eux uniformes sur un cercle. C’est le cas notamment dans l’expérience des Joueurs d’échecs de Christophe de Cène, où Mercure est dotée d’un mouvement de 365 jours sur son orbite, alors qu’il est de 87.

 

Le 1er janvier -576 Neptune était sur la longitude 40 et Pluton encore sur la 39. Et le 21 avril -576 sur la longitude 41.

 

Le 1er octobre -576 sur la longitude 42 et Pluton sur la 40. En quatre mois déjà deux longitudes d’écart.

 

Et 50 ans après ? soit en -527, Neptune était sur la longitude 149 et Pluton sur la 98. Un écart de 51 longitudes. Les distances en revanche s’étaient rapprochées. Puisque Neptune était à 30.257 UA et Pluton à 36.862. Soit six fois 149 597 870 km = 897 587 200 km. Sans être en conjonction, bien entendu.

 

Les indices de concentration planétaires de Barbault c’est l’âge de la barbarie de l’ignorance. En  effet, il suffit de consulter le Bureau des Longitudes à Paris pour prendre connaissance sur 12 000 ans (de -6000 à +6000) des éléments orbitaux des planètes en degrés. Et s’apercevoir que l’argument de  Barbault constitue une stupidité sans bornes.

 

L’usage de la Roue de Pythagore défigure en travestissant les réalités. Son emploi abêtit ses utilisateurs. Symptôme aggravant elle suscite des idées délirantes, au sens psychiatrique du mot, telle que l’hallucination des rapprochements planétaires aux conséquences effroyables. Or sur 4750 ans 9 alignements planétaires, sans raccourcissement des distances, ni accompagnement d’hécatombes sont dénombrés.

 

Barbault friand de psychanalyse devrait consulter un psychiatre. La pratique de l’astrologie a aggravé sévèrement sa situation clinique, avec apparition des troubles délirants, croyances bizarres et hallucinatoires, selon les critères diagnostiques du DSM.

 

Les amoncellements planétaires dans un coin du ciel, à une date donnée sont sans influences, les preuves historiques existent.

 

Pour comprendre l’absence d’impacts, notamment physique, encore faudrait il que les astrologues aient lu Newton « Des principes mathématiques de la Philosophie naturelle ». Sa loi de gravitation universelle, selon laquelle la force entre 2 planètes est inversement proportionnelle au carré de leur distance mutuelle.

 

La constante de Newton.


Dan Martin aurait s’en tenir à l’histoire du dormeur au pied d’un arbre recevant une pomme sur la tête, afin de dissiper les appréhensions alimentées par la superstition.

 

claude thebault

03/15

 

 

« de quelle manière pouvons-nous déceler et éliminer l’erreur ? Par la critique des théories ou des suppositions formulées par d’autres » Karl Popper Des sources de la connaissance et de l’ignorance page 136



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