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QUE RESTE-T-IL DE




© 2013 ASTROEMAIL DR reproduction interdite héritage intellectuel Dan Martin


l'héritage intellectuel de Dan Martin?




Dan Martin nous quittait, le 21 décembre 2008, un jour de solstice d'hiver. Que reste-t-il cinq ans après de son héritage intellectuel?



par claude thebault, éditeur associé d'Astroemail



Dan Martin laissa son enseignement sous forme d’écrits, et de formations individuelles à sa méthode de travail. Ses textes se trouvent tous à la Bibliothèque Nationale, dans les numéros de la revue Astres de mai 1968 à décembre 2008. Accessibles gratuitement à tous ceux qui veulent les consulter. Son initiation réside en revanche dans la pensée des personnes qu’il a formées, suivies, et incitées à se lancer dans le même métier que lui.


Je ne parlerai donc, en ce cinquième anniversaire de sa disparition, uniquement de ce qu’il m’a légué et transmis de son esprit. Sans prétendre parler au nom de ses autres élèves. En somme la trace qu'il m'a léguée de son influence.


Pendant 20 ans, j’ai régulièrement, quasi quotidiennement, échangé avec lui, majoritairement au téléphone, comptez 20x365, 7300 échanges avec prises de notes, mais aussi lors d’entretiens en tête à tête. Sans parler de la collection de ses écrits. Une relation de mentor à élève.


Il est parti le 21 décembre 2008, et je me suis retrouvé en possession d'un héritage, en dépôt, de sa pensée en moi. Une transmission immatérielle, mais un bien intellectuel tout de même.


Lorsque vous recevez en héritage, une forme de propriété intellectuelle, deux attitudes s’offrent à vous. Conserver les textes, et l’esprit, aussi longtemps que possible sans rien y toucher. Aucune modification. Ou en faire usage pour qu’il évolue. Soit la fossilisation de la pensée, par la préservation, la conservation amidonnée, et l’entretient restauré des idées reçues. Soit la transformation par l’emploi.


J’ai opté pour la seconde attitude. En voici les raisons, et les motifs.


Dan Martin et moi, nous nous sommes quittés sur un malentendu. Un désaccord. Le matin du jour de son décès, j’appelais en vain son numéro de téléphone, pour une explication accommodante. Au bout du fil personne ne répondit. Je n’appris sa mort, qu’après ce 21 décembre 2008. Ne gardant de lui, comme dernier témoignage d’existence, que sa voix enregistrée sur son répondeur, comme paroles d’adieu, sur fond des bip bip de sa ligne.. « appelez-moi le matin avant 11 heures….bip, bip, bip »


Lors de nos derniers entretiens, en tête à tête, il me déclarait : « je ne crois pas à l’astrologie ». Terrible aveu de la part d’un homme, et d’un auteur, ayant consacré plus de 40  ans de sa vie à cette discipline. Il se situait donc hors du domaine de la croyance. Se plaçant dans celui de l'expérience empirique. Et "empirisques". Sa conversation enchaînait ensuite sans rupture en évoquant subitement le Soleil. Sans lien de causalité apparente avec la discussion, ou de logique. Je le laissais parler, écoutant, sans l’interroger sur les raisons de cette obsession devenue régulière chez lui. Il disait « comprendre » le Soleil, je cite ses mots. Il fallait « s’y intéresser ». En tenir compte. Ce n’est qu’en 2013, des années après ses déclarations étonnantes, que le déclic se fit enfin dans ma tête. Le mécanisme qu'il avait déposé pièce par pièce, morceau par morceau, s’enclenchait enfin.


De son héritage intellectuel, strictement, la plupart de ses textes ne présente d’intérêt que pour l’esprit qu’il y instillait, son SOUFFLE. Le contenu formel ayant, en revanche, perdu en consistance. Il convient de trier dans sa «doctrine», d'établir un inventaire. Les fondements se sont effrités les uns après les autres. Totalement affaissés. Pour la simple raison que la Mécanique de Dan Martin ne pouvait survivre  à sa disparition physique. En voici la raison.


Sur le plan conceptuel il adapta, à son goût personnel, le système planétaire des frères Barbault, Armand et André. Les Barbault Brothers, les Dalton de l’astrologie Française. André Barbault conçut les relations planétaires sous la forme d’une épopée épique. Une confirmation de ses deux occupations orbitales en Cancer. J’attends sur ce point ses déclarations selon lesquelles j’ignore son thème, qu’il ne connait lui que sous ses fausses apparences en projections géocentriques.


La capacité d’imaginaire d’André Barbault est certaine, assurée même. Ce qui explique les contes à dormir debout qu’il a fabriqués tout au long de son existence.


Ainsi il est l’auteur d’une  Saga planétaire, au cours de laquelle les planètes s’épuisent, s'anémiant énergiquement au sens littéral et physique, tout au long de leurs déplacements dans l'espace, de la conjonction au dernier sextile, jusqu'au dernier souffle ultime, dans une geste de combats héroïques en mode de jeu vidéo. Le World of Warcraft de l’astrologie.


Ainsi, «l’opposition est le temps fort d’un conflit majeur engagé sur le déclin, permet un dépassement dans un affrontement.. » Dans les explications de Barbault on se bat régulièrement. Les planètes passent leur temps à se filer des peignées. Il exprime ainsi ce qu’il a lui même d'agressivité dans son thème. Sans que cela soit forcément très clair. Imaginez le sens d'un "dépassement du déclin dans l'affrontement"! Des propos sans sens précis. Quand on décline, épuisé et sans forces, on s'affaisse et on perd. Se dépasser parce que l'affrontement vous régénère revient à faire appel au coup de baguette magique. André Barbault c'est "Ma sorcière bien aimée" avant l'apparition de la série télé du même nom sur les chaines américaines.


Le lecteur se croit projeté au temps de l’Impératrice Galla Placida, préludant la chute de l’Empire Romain, cernée par les hordes sauvages de barbares menaçant son pouvoir sur toutes ses frontières.


Traduit dans le langage Danmartinien cela donnait une version apaisée, moins violente, l’opposition est un temps de conflit entre 2 tendances, au cours de laquelle la planète la plus lente, prend l’avantage sur la plus rapide en imposant sa prédominance. Un concept cérébral de rapport de forces comme dans un cours de physique au lycée.


Pendant un peu plus de 20 ans j’y ai cru ! Au sens où, en rapport avec mon cursus universitaire, sans connaissance précises en astronomie, cela me paraissait possible comme rapport de réciprocités. Puis j’ai cessé un jour d’accepter cette hypothèse en ouvrant enfin les yeux. En apprenant, notamment, la réalité des mouvements planétaires dans le système solaire lors d’une formation de base à l’astronomie. Je découvrais que mon Maître en savait moins, sur ce savoir précis, alors que je le créditais d'une maîtrise par métier. C'est le biais classique de surestimation.


Primo les planètes ne batifolent jamais entre elles. Barbault projetait, dans cette idée, des tendances homosexuelles fixant dans l’esprit des novices une notion de lesbianisme planétaire. C’est, de sa part, autre chose que de la simple fantaisie.


Secundo, les seules relations possibles se font exclusivement avec le Soleil.


Tertio, au cours de son mouvement de rotation autour du Soleil, la planète conserve son énergie, sans rien perdre d’une conjonction à la suivante. Newton l’a calculé. La vérification de ses équations est physiquement prouvée. Cela se mesure.


Plus besoin d’imaginer, qu’à partir de l’opposition, la planète prend le dessus sur le Soleil, après une monumentale empoigne, digne des aventures du Surfer d’Argent, et de Galactus, dans la lutte pour l’inversion des forces de l’Univers.


Adieu les contes de Grimm des Barbault en barboteuse. Adieu l’usine à gaz danmartinienne et son régime deux temps, comme les moteurs du même nom. Le système de Barbault consiste à exploiter l'ignorance des autres par application de la bétise universelle.


La Mécanique danmartinienne, car celui y ressemblait assez à une machine, en tout cas un système, grippait. Le moteur toussait, le processus ne fonctionnait plus. Y compris même à la manivelle. Savait-il qu’un jour «son» astrologie ne marcherait plus ? Les pensées qu’il laissa, par écrit, donnent suffisamment d’indications pour répondre oui à cette interrogation.


Il répétait d’ailleurs régulièrement « n’acceptez rien que vous n’ayez vérifié par vous-même ». Qui imaginait que les planètes, qu’il décrivait si bien, poseraient un jour des lapins, en faisant faux bond aux rendez-vous prévus par les éphémérides? Personne !  Lui-même, persuadé de ce qu’il disait, écrivait que Mercure faisait le tour du cercle en 365 jours. Sans jamais s’interroger, ne serait-ce qu'un seul instant, sur le mouvement sidéral moyen de 87 jours  de cet astre. L’épreuve de la réalité de la connaissance était fatalement inscrite au calendrier des échéances.


C’est donc en vérifiant, un à un, les mouvements de sa mécanique céleste, que je me suis rendu compte que mon Maître m’avait abusé. Qu’il avait, vraisemblablement, lui-même, été trompé en son temps, par d’autres. Notamment par les Barbault Brothers, qui faisaient alors la pluie et le beau temps. Au moment où lui-même commençait à astrologuer.


Toutefois au lieu de changer, ce qui aurait du être, faute d’énergie, et de volonté, à la fin de sa vie, il laissa des petits messages contradictoires un peu partout dans ses textes, comme dans ses propos sur le mode de l’histoire du Petit Poucet. Son message étant alors «comprenne qui pourra».  Ainsi « Mercure ne rétrograde pas vraiment, c’est un effet de vitesses ». Ou ses derniers propos décousus sur le Soleil. Dont je n’ai compris le sens qu’en 2013, cinq années après sa mort, en passant à l’héliocentrisme d’Aristarque de Samos, Galilée, Kepler, Newton.


L’héritage intellectuel de Dan Martin se résume aujourd’hui, pour moi, à cette phrase écrite par lui en décembre 2005 « il serait plus profitable d'analyser la réalité ». Figurant en bas, en  fin de la page de ses Pensées, sur ce site. Ce que je fais en ma qualité d’éditeur. Refusant l’amalgame du contenu de feue la revue Astres, où se côtoyaient la superstition arriérée des articles d’un Denis Labouré, et les écrits cohérents de Dan Martin. Le poison mental du mélange des genres incompatibles qui naufragea définitivement la revue en 2009.


Dan Martin refusa de lancer directement, au milieu du XXe siècle la vraie révolution, qui aurait du être engagée du temps de Kepler, si Morin de Villefranche, victime du Principe de Peter, n’avait alors atteint si gravement son niveau d’incompétence, en engageant un fatal combat d’arrière garde en faveur du géocentrisme.  Son Astrologia Gallica, traité hermétique codé en latin paru en 1661, après sa mort, constitue une erreur de pensée rétrograde géocentrique. Il est désormais temps d'en prendre acte! Et de tout changer enfin.


En septembre 2006 Dan Martin ajoutait cette réflexion à ses observations quotidiennes : « Bien souvent on est confronté dans l'existence à des problèmes apparemment sans solution où la question n'est pas de faire, ou de ne pas faire, son devoir. Mais de savoir où il est".


Au bout de 10 ans d’activité d’éditeur, ayant touché dans les faits, les limites du système de Dan Martin, voyant qu’il ne fonctionnait plus. Mon devoir était donc d’améliorer ce qu’il m’avait laissé.


La révolution de pensée, qu’il avait patiemment engagée, à l'aveugle, en truffant ses textes de variables contradictoires, produit avec moi, son mouvement d’entropie. Le stade de la transformation irréversible est désormais dépassé.


Claude Thebault, éditeur fondateur d'Astroemail

www.astroemail.com


15 décembre 2013

  


GDB et claude thebault, éditeurs associés, saluent en ce 21 décembre 2013, la mémoire de Dan Martin, sans lequel, ils n'auraient jamais créé le titre Astroemail.

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