Jaurès, Sarajevo,guerre 14-18, assassinat de Jaurès,





IL A TUÉ JAURES




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Transmission médiatique d’un acte de folie mentale entre 2 déments




Un déséquilibré libéré après cinq années d'incarcération. Le 31 mars 1919 un second cygne noir se manifestait pour la famille Jaurès éprouvée par l'assassinat du 31 juillet 1914.L'affaire Jaurès occulte un fait marquant du XXe siècle, celui de la contagion meurtrière par la diffusion des médias. L'information est iatrogène, telle est la leçon du meurtre de Jaurès, prenant naissance dans les assassinats de Sarajevo, un mois plus tôt.Il est inutile de chercher la démence dans les dates de naissances de Gavrilo Princip et de Raoul Villain.



par Claude Thebault



 Quand les aliénés parlent aux aliénés


 Raoul Villain est le premier cas du XXe siècle de contamination mentale d’une tuerie par voie médiatique.


 28 Juin 1914

L’anarchiste nationaliste serbe Princip exécutait, à Sarajevo, au révolver dans la rue l’archiduc d’Autriche, François Ferdinand et sa femme dans un attentat. On dirait aujourd’hui un défaut de sécurité rapproché, une négligence et une grave carence en matière de protection de hautes personnalités. Dans une certaine mesure, l’archiduc par son comportement irresponsable s’exposa lui-même, ainsi que sa femme aux actions des terroristes. Puisqu’un premier attentat n’avait fait que des victimes dans sa suite. C’est en décidant de les visiter qu’il se mit, avec sa femme, à portée de pistolet de Gavrilo Princip qui les abattit tous les deux, dans leur voiture décapotable. Peu importent les motifs invoqués à l’appui de leur actes par les anarchistes, cela dénote chez eux un sérieux dérangement mental d’exécuter dans la rue, de sang froid, en public, le représentant de l’autorité qui n’était ni un dictateur sanguinaire, ni un oppresseur. Il y a une différence considérable entre l’assassinat du SS Heydrich à Prague, le 27 mai 1942, par deux membres de commandos, spécialement entrainés pour cette action par les anglais, afin d’éliminer un monstre. Et l’attentat de Sarajevo transformer en bain de sang une visite protocolaire. Les premiers sont des professionnels militaires formés. Les seconds des civils terroristes amateurs irresponsables, manipulés par les services secrets serbes. Des dangers pour la société quelle que soit l’époque.


 Le 29 juin 1914 tous les journaux en Europe publiaient les nouvelles du drame de Sarajevo, le poison mental de cette information déviante était injecté dans la tête des faibles d’esprit. Dont celle de Villain.



Le Petit Parisien 29 juin 1914


 31 juillet 1914

 Raoul Vilain, un ultra nationaliste d’extrême droite déséquilibré (sa mère était internée en HP), assassinait Jaurès à Paris, en lui tirant dessus au révolver dans la Salle arrière du café le Croissant, par la fenêtre, alors qu’il dinait tardivement la nuit entre deux tirages de l’édition de l’Humanité du 1er août. Un acte prémédité dont les jurés exonèrent Villain en l’acquittant lors de son procès fin mars 1919. 


Avant d’abattre Jaurès, Vilain envisageait de se rendre en Alsace afin d’y tuer l’empereur d’Allemagne Guillaume 2. Sans toutefois mettre son projet en exécution.


Guillaume 2, le Kaiser, empereur d'Allemagne


Un dément, Princip, par son acte insensé contamina un autre fou, lui aussi dérangé, Villain.


Ce mécanisme de contamination mentale par les médias se banalisa, et l’on vit se reproduire au XXe, notamment de manière accentuée dans la seconde moitié, avec les assassinats scolaires. Un cas notoire fut celui d’Adam Lanza aux Etats Unis fin 2012. L’information du meurtre d’une ou de plusieurs personnes, transmise par les médias, est reproduite quelques heures, ou quelques jours plus tard, par un autre déséquilibré dans un contexte similaire ou non. Le meurtre propagée par contamination médiatique.


Le meurtre de Jaurès, à ce jour n’a encore jamais été analysé sous cet aspect.

Ainsi le vieil empire Austro Hongrois s’effaça par la manifestation d’un aléa moderne.


Jaurès, acteur de la communication de masse via son activité d’éditeur de presse, liquidé de la scène politique nationale par un virus de la communication.   


Une de l'Humanité du 1er août 1914 titrant la mort de son directeur Jean Jaurès



Le débat sur la contexture des dates de naissance

ne se réglera qu’en recherchant la médiété. C'est-à-dire, en faisant application de la Diagonale de Diagoras, déterminer le milieu de l’espèce. En d’autres mot établir l’échantillon exact correspondant à la population caractérisée pour cette date. Cela implique l’acribéia, ou la connaissance pratique des détails. En fonction des statistiques démographiques d’une population moyenne de 1,5 milliard d’habitants entre 1885 et 1894, on estime qu’en Europe, un peu plus de 100 personnes naquirent avec les mêmes datas natifs, si l’on réduit l’investigation à l’heure et à la minute. Ainsi cet échantillon, facile à établir à partir des registres de naissance disponibles dans les Etats Européens, en fonction des recherches, détermine les principales caractéristiques, pour en déduire sa médiété analogique, sous la forme d’un rapport identique associant toutes les parties de l’échantillon. Avec la mise en évidence du méson, ou moyen proportionnel. Dans ces 2 panels, Princip comme Raoul Villain figureront les extrêmes, telle est l’hypothèse formulée sur la base d’exemples contraires fournis ci-dessous.


A l’argument selon lequel ces datas de nativité exprimeraient la folie, nous opposons pour Villain, le 19 septembre 1885 deux exemples contraires aux Pays Bas. Et pour Princip, un exemple contraire en France.


-A la date du 19 septembre 1885 on relève aux pays bas, dans les archives, les naissances de Johanna Hofman et de Hermanus Winterkamp, lesquels restèrent anonymes toute leurs vies.


-A celle du 25 juillet 1894, on relève en France la naissance d’Yvonne Wigniolle, qui se fit connaître sous le nom d’Yvonne Printemps, chanteuse soprano lyrique et actrice de cinéma de l’entre deux guerres, femme de Sacha Guitry.


On ne trouvera pas dans les dates de naissance de Princip (25/07/1894) et de Vilain (19/09/1885) les signatures de leurs démences. Selon les statistiques, les mêmes jours naissaient en France environ 315 personnes. Pour un  Raoul Vilain, plus de 300 autres ne se sont jamais signalées dans la vie pour des actes ou des gestes de folie similaires. Seul Jaurès fut la victime de Vilain. Tout comme l’archiduc d’Autriche François Ferdinand, et sa femme, celles de Princip.


Gavrilo Princip le terroriste ayant tué l'archiduc d'Autriche et sa femme   Raoul Villain l'assassin de Jean Jaurès


En tout état de cause la domification ne constitue plus un argument. Notamment depuis l’administration, contradictoire, de la preuve, sur plus de 20 000 cas que les prétendues 12 maisons ne produisent qu’un seul et même effet unique au lieu de 12 différents. Enfin à raison de l’irréalisme fondamental de ce système élaboré uniquement comme support religieux de l’expression de l’âme par le mouvement, selon Pythagore.


 Sur ces bases factuelles, cas contre cas, aucune généralisation de la folie ne s’attache aux configurations des 19 septembre 1885 et 25 juillet 1894


 Que devinrent les deux déments de 1914 ?

Princip était tuberculeux lorsqu’il exécuta son geste fatal à Sarajevo en 1914. Il en est mort en prison en 1918, dans une cellule sans toit, exposé à la pluie, à la neige, au froid, et à l’excès de chaleur dans des conditions ignobles d’incarcération. A cette époque La charte internationale des droits de l’homme était inconnue pour exiger de ses geôliers de lui donner des conditions pénitencières décentes.


Villain fut fusillé par les anarchistes espagnols à Ibiza, où il s’était retiré, le 14 septembre 1936, pendant la guerre d’Espagne.


Sur les contenus prédictifs

Mme Fraya prédit à Jaurès une fin tragique dans la rue. Ce fut à table dans un lieu public, dans l’arrière salle d’un café, à la mode des gangsters américains. Absence de concrétisation effective.


La prédiction de Jaurès se réalisa exactement dans les termes de sa formulation : « Et moi, je vais achever votre prédiction… Ce sera à la veille d’une déclaration de guerre…


 Sa mort, survenue l'avant veille, au lieu de la veille, fut bien suivie de la guerre le 2 août 1914.


LE CYGNE NOIR

Quoi qu'il en soit, la mort de Jaurès par son caractère extrème, caractérise la manifestation d'un Cygne Noir. au sens d'oiseau rare défini par Juvénal "rara avis in terris nigroque simillima cygno". L'exemple du phénomène rare. La manifestation du très improbable dans la structure du Hasard.La tyrannie de l'accident.


Les attentats contre l'autorité, le pays en avait une expérience passée de Henri III à Henri IV, ou encore Louis XV, voire encore l'assassinat du duc de Berry, neveu de Louis XVIII. Contre un politicien médiatique, étranger au gouvernement, c'était un phénomène nouveau en 1914. Sans être nécessairement aberrant si l'on tient compte des effets de contagion. Le curé qui éventra Henri III assis sur son pot de chambre agissait de sa propre initiative. Tout comme Damien avec son canif contre Louis XV. deux curés timbrés pour commettre un crime de lèse majesté humaine. La folie, dans tous les cas, étant une composante dans la motivation de l'acte. Second élément d'innovation la contamination mentale de tuer par la diffusion de l'exemple. Il y a une iatrogènie des médias, nécessitant une hygiène de contrôle des contenus. Faut-il diffuser l'information, ou à la place uniquement le bruit qu'elle suscite?


La disparition de Jaurès fut une catastrophe pour sa famille. Pour la politique, son assassinat, se résuma à un simple fait divers.


Informations parues à propos de l'assassinat de Jaurès et réactions officielles sans émotion

 L’ASSASSINAT DE JEAN JAURES

L’INSTRANSIGEANT ET LE JOURNAL DE PARIS Dimanche 2 août 2014

Il a provoqué dans tous les milieux une émotion profonde et unanimement indignée


L’INSTRUCTION DU CRIME

Jean Jaurès a été frappé hier de deux balles dans la tête. Il est mort presque sur le coup. Son assassin a été arrêté. Il subira la juste rigueur des lois et il faut croire qu’il ne se trouvera personne pour réclamer son acquittement.


Les Français, à quelque classe qu’ils appartiennent, et quelle que soit par ailleurs leur opinion politique, seront unanimes à flétrir ce lâche et stupide attentat. Le revolver, on l’a dit cent fois, n’est pas un argument. A cette heure de crise nationale, supprimer le chef du socialisme, déconcerter la grande masse ouvrière française, c’est faire œuvre détestable et impie. C’était risquer, en outre, de jeter un trouble irréparable dans l’âme mobile de la foule et servir par conséquent les intérêts de l’étranger !


Fort heureusement, le peuple français a compris que la sagesse s’imposait. La douleur des amis de Jaurès ne créera point de diversion dans l’unanimité nationale. L’homme qui disparaît c’était la plus grande voix de l’éloquence française. A cette heure tragique, elle aurait pu se faire entendre d’utile façon. Jaurès, dont les derniers articles étaient marqués d’une sérieuse préoccupation patriotique, avait compris la dure leçon des événements. Comme tout récemment il voyageait avec un éminent publiciste de nos amis et qu’il s’entretenait avec lui des risques que faisait courir à notre pays la crise austro-slave, Jaurès en vint à dire ces paroles, où sa bonne foi se montrait entière : « je crois bien que je me suis trompé. Sans doute la guerre, dans certaines conditions est d’essence divine. »


Certes il n’entendait point par là renier les idées de toute sa carrière. Mais éclairée à la lumière des événements récents, sa haute intelligence avait compris qu’il n’est pas possible pour un peuple fier et libre, de subir l’asservissement de l’oppresseur, et que la guerre est sainte quand elle vise à maintenir l’intégrité de la patrie.


Ainsi Jaurès s’apprêtait à apporter son concours à la défense nationale. Sa voix s’est tue. Mais ses dernières paroles dictent leur devoir à ses amis : et nous ne doutons pas qu’ils écoutent ces suprêmes conseils du mort. –Léon BAILBY-


Proclamation officielle

Un public nombreux et calme a lu tout aujourd’hui avec une attention recueillie l’affiche officielle suivante :


REPUBLIQUE FRANCAISE

Citoyens,

Un abominable attentat vient d’être commis. Monsieur Jaurès, le grand orateur qui illustrait la tribune française a été lâchement assassiné.


Je me découvre personnellement et au nom de mes collègues devant la tombe si tôt ouverte du républicain socialiste qui a lutté pour de si nobles causes et qui en ces jours difficiles a, dans l’intérêt de la paix, soutenu de son autorité l’action patriotique du gouvernement.


Dans les graves circonstances que la Patrie traverse le Gouvernement compte sur le patriotisme de la classe ouvrière de toute la population pour observer le calme et ne pas ajouter aux émotions publiques, par une agitation qui jetterait la capitale dans le désordre.


L’assassin est arrêté. Il sera châtié. Que tous aient confiance dans la loi et que nous donnions en ces graves périls l’exemple du sang froid et de l’union.


Pour le Conseil des Ministres Le président du Conseil René Viviani


Les condoléances

M.Raymond Poincaré, président de la République a adressé la lettre suivante à Mme Jaurés :


Madame,

J’apprends l’abominable attentat dont votre mari a été la victime. Jaurès avait été souvent mon adversaire ; mais j’avais une grande admiration pour son talent, et son caractère, et à une heure où l’union nationale est plus nécessaire que jamais, je tien à vous exprimer les sentiments que j’avais pour lui.


Je vous prie, Madame, de croire, dans le deuil qui vous frappe, à ma profonde et respectueuse sympathie.  


  R Poincaré


M.Maurice Barrès a adressé la lettre suivante à Mlle Jaurès


Mademoiselle

Je vous prie de recevoir l’expression de la part profonde que je prends à votre malheur. J’aimais votre père, alors même que nos idées nous opposaient l’un à l’autre et que je devais résister à la sympathie qui m’entraînait vers lui. L’assassinat sous lequel il succombe, quand l’union de tous les Français est faite soulève un deuil national.


Daignez agréer, Mademoiselle, et transmettre aux vôtres, mes respectueux sentiments. MAURICE BARRES.


Perquisition chez l’assassin

M.Valette, commissaire de la police judiciaire, a perquisitionné ce matin au domicile de Raoul Vilain, l’assassin de M.Jaurès. Il a saisi divers documents et notamment plusieurs lettres qui contenaient des phrases comme celle-ci :« l’heure est grave. Il faut exterminer les ennemis intérieurs de la patrie »   


A la maison de Jaurès

Le grand tribun lâchement assassiné habite un petit pavillon, 8 villa de la Tour ; c’est là qu’il a été transporté. Il repose au milieu d’un grand lit dans une chambre du premier étage. Défense est faite à quiconque de pénétrer dans la villa gardée par une escouade de gardiens de la paix.


Chez le Père de Villain

Le père de Raoul Villain est greffier du tribunal civil à Reims. La nouvelle de l’attentat commis par son fils l’a profondément ému et surpris. Raoul Vilain n’avait jamais paru, dit-il, un exalté, il se préoccupait beaucoup des problèmes d’économie sociale, et paraissait plutôt de tendance socialiste.

Raoul Vilain a habité pendant un an 41, rue d’Assas à Paris, une maison de famille. On le considérait comme un taciturne et un timide, et la nouvelle de son crime a profondément étonné ceux qui le connaissaient.


Mme Jaurès prévenue

Alibi, 1er août. –Mme Jaurès, qui était en villégiature à Bessoulet, près de Villefranche d’Albigeois, a été prévenue avec les plus grands ménagements par ses cousins, MM Esquilat et Rigaud, conseillers généraux du Tarn. Mme Jaurès part pour Paris.


L’ASSASSIN DE JAURES AUX ASSISES

Les 56 mois de cellule ont fait leur œuvre, à 33 ans Raoul Villain en parait 50 et suite au procès ouvert le 25 mars 1919, Raoul Villain sortira acquitté le 31 mars pour déficience mentale. Mme Jaurès condamnée à payer les frais de justice. Nous avons ainsi une illustration saisissante de la manière dont l'assassin a été chatié en mettant sa confiance dans la loi, selon  les termes de Viviani le 1er août 1914, au nom du Conseil des Ministres.


Le délibéré d'Assises du 31 mars 1919, fut un second Cygne Noir pour la famille Jaurès réclamant justice.




claude thebault éditeur d'astroemail

07/14






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