Lulu des étoiles



ciel fictif, ciel virtuel, ciel réel




Le Ciel des discours astrologiques est soit virtuel, soit fictif, soit réel. La carte se rapportant à ces propos présente dans tous les cas des caractéristiques très différentes Personne ne parle de la même chose, ni de réalités similaires.  


L'analyse


Par gauthier de bruges, Passage de l'Étoile



Discutez d'astrologie et rapidement il devient difficile de poursuivre parce que les références de votre interlocuteur reposent sur des fondements relevant du virtuel, sinon du fictif. En effet, on vous parle de révolutions solaires. Comme si brusquement le Soleil tournait autour de la Terre. Evoquant pour le néophyte la rotation du premier luminaire. Alors qu'il s'agit d'un système prévisionnel. Ou alors on vous expose les progressions. Pour faire bon poids un soupçon de Lune Noire, pour les uns, les autres préférant plutôt Lilith. Puis viennent les deux noeuds, encore appelés les Queues du Dragon. Les plus vicieux se fendront d'un couplet sur les Parts, et Chiron. C'est ainsi qu'il devient difficile, sinon impossible d'avoir un dialogue constructif et intelligible.


Ce mélange des genres résulte d'un téléscopage de plusieurs notions aux fondements incertains pour les uns, improbables pour les autres.


Incertains à raison des systèmes de référence du ciel desquels ils émanent. Ainsi les adeptes des révolutions solaires, pensent nécessaire, à chaque retour de votre Soleil, à sa position natale, de dresser la carte correspondante et de l'interpréter, afin d'en déduire les évènements pour les 12 mois séparant le prochain retour du Soleil à la même position. Cela revient à calculer la carte d'une seule journée, en lui donnant la valeur des 364 autres à venir. La base du raisonnement étant 1 jour égale 1 an. Cela repose sur une conception ultra concentrée du temps, similaire au speed dating. Six minutes pour juger d'une relation avec un ou une partenaire inconnue. C'est une durée d'appréciation insuffisante surtout pour des amateurs et néophytes propulsés, le temps d'un rendez-vous rémunéré, experts avertis en évaluation de potentiels humains. Vous devenez Le Spécialiste, le temps d'une brève rencontre, parce que vous avez payé pour. Difficile de se bombarder Grand Pro des omelettes quand on ne casse les oeufs dans une poele qu'à peine une fois par an. Quand à la révolution solaire, ou interprétation de la carte d'une journée, ayant valeur de 12 mois, les aspects formés renseigneront uniquement sur le développement de cycles en cours, et leurs évolutions. Sans précision sur les dates à venir, ou les mois concernés. Autre défaut de ce système le lieu de domification. En effet, les préjugés superstitieux attachés à cette méthode conseillent de calculer à l'avance l'endroit où la révolution solaire sera la plus positive pour vous. En clair cela veut dire, que pour gommer les effets déplorables prévisbles d'une future RS dans la Creuse, il serait préférable de passer le jour de votre anniversaire sur le Mont Blanc. Si vous disposez des moyens de vous offrir la balade vous serez en principe vernis. Selon les cas le déplacement peut plus coûter cher, à Moscou, à Copenhage, ou sur l'Ile de Paques. La révolution solaire s'avère un système rapidement onéreux. Pour des résultats non prouvés objectivement.


Improbables, parce que ces méthodes relèvent de principes farfelus. Ainsi les progressions, consistant à augmenter d'un degré chaque position planétaire de votre ciel par année d'âge. Autrement dit à votre naissance votre Soleil était sur le 0° du point vernal, et à 60 ans on le place sur le degré 60, la porte d'entrée des Gémeaux. Puis les adeptes des progressions dressent ainsi la carte obtenue et l'interprêtent comme étant le reflet de votre vie à la soixantaine. Pour quelle raison la position de votre Soleil natal se déplace-t-elle de 60° d'arc? Mystère puisque votre date de naissance reste la même.


Ces incertitudes, et ces improbabilités, caractérisent celles et ceux intéressées par les virtualités du ciel. Leurs propos attribuent aux projections théoriques des influences artificielles. Dans la même veine il faut inclure les parts, un héritage de l'astrologie arabe du moyen âge et de la Renaissance. Conférant des effets particuliers en additionnant les pas planétaires de Mercure, de Vénus, à d'autres paramêtres de la carte,afin de déterminer les aubaines de la fortune, de la chance, de l séduction, ainsi que de la...bétise en tranches.


Lorsque le virtuel atteint ses limites, les discours astrologiques esquissent alors les contours invisibles du ciel fictif. La Lune noire se manifeste en alter ego du satellite de la Terre. Ajoutant une touche inquiétante, sous la forme du double impalbable de l'astre de la nuit. Sombre transformation allant jusqu'à incarner, selon les chapelles, Lilith. L'obscur démon femelle des croyances juives. La présumée première femme d'Adam répudiée pour sa lascivité. L'improbable premier juif des Ecritures était vraisemblablement un impuissant. En tout cas sexuellement inhibé. Il relégua sa compagne à l'ombre du croissant de Lune, à défaut de la tremper toute nue dans un café turque. Ainsi des zones vides de l'espace recéleraient des positions planétaires spectrales, speciales, démoniaques. Des invraisemblances postérieures à l'an - 500 période au cours de laquelle des hébreux anonymes écrivirent les textes collectés dans ce que l'on nomme l'Ancien Testament. En somme une contamination superstiitieuse  ayant une origine religieuse.


Ainsi les astrologues parlent du ciel, mais jamais du même. Sans pouvoir s'accorder entre eux. D'un coté ceux qui ajoutent des éléments imaginaires à la mécanique céleste afin de justifier toutes leurs explications. De l'autre ceux qui pronostiquent sur de pseudo fonctions mathématiques en ajoutant des années aux jours, et des degrés aux années pour calculer l'avenir. Et au milieu les observateurs des mouvements planétaires, un oeil sur l'écliptique à suivre le Soleil, l'autre entre les colonnes des éphémérides astronomiques. Attachés aux mouvements des transits réels, à la formation des lunaisons, et au relevé des corrélations entre les évènements terrestres et célestes. L'étude du ciel réel comme autrefois les barus sur le toit des ziggourats notaient les signes du ciel, et leurs correspondances terrestres. De la même manière que les météorologistes d'aujourd'hui consignent les températures, les pressions, et les précipitations, afin d'en déduire les prévisions climatiques.


Si vous consultez un jour un professionnel du traité d'astrologie, demandez lui de quel type de ciel il se réclame. Cela éclairera votre choix.Si vous souhaitez des résultats mesurables préférez le ciel réel. Mais si l'univers du merveilleux fantaisiste vous attire, optez alors pour un professionel du fictif ou du virtuel. Vous aurez ainsi votre comptant d'improbabilités en connaissance de cause.  


Après tout le client est roi! Non?      

       


gauthier de bruges 03/10


















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