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actualités de consommation de la crédulité

TROMPERIE SUR LA DIVINATION


resucée de "ces divinateurs que vous pouvez ne pas consulter"


La divination caractérise une escroquerie par activité, notamment lorsque l'oracle est payant. Soutenir au consommateur que cette pratique doit être sérieuse et honnête caractérise une tromperie.


QUAND L'INAD DÉSINFORME LE CONSOMMATEUR

Dans un billet daté du 9 mars 2017 « la voyance n’est ni un jeu ni un divertissement», le site d’une association française, qualifiée à New York d’«entreprise commerciale dissimulée», publiait une méchante attaque contre les prestations de la société COSMOSPACE. Au motif que cette société propose des prestations que ses CGU présentent ainsi article 1 Objet :

 Dans ce contexte, COSMOSPACE propose du contenu de divertissement sur les thèmes des arts divinatoires lequel revêt un caractère purement culturel, récréatif et ludique.


Ce billet, composé de 5 paragraphes, délivrait un discours moralisateur, de nature à faire sourire, lorsque l’on connaît les cartes de la structure qui s’exprime, selon lequel la voyance ce serait « le destin ou la destinée…un objet du hasard ». Ni l’un, ni l’autre.


Le responsable du site de ce faire part d’enterrement trompe. Evitez de confondre avec Trump. COSMOSPACE délivre l’information selon laquelle elle place ses prestations sous le régime juridique du jeu. C'est-à-dire le code de la sécurité intérieure CSI. Cela signifie qu’en cas de litige le client mécontent devra rechercher, notamment, si certaines des prestations, dont il se plaint, sont spécialement, ou non, sanctionnées par ce code. En plus de celui du code de la consommation. Dont malheureusement il ignore jusqu’à l’existence.


Quant aux prestations divinatoires, en elles-mêmes, depuis 1843, en France, elles caractérisent une forme d’escroquerie par activité de l’actuel article 313-1 du code pénal.

L'escroquerie est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.


L'escroquerie est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende


 Le fait de savoir si, tirer les cartes du tarot, constitue un jeu, figurant au nombre de ceux relevant du CSI ? Éventuellement, un magistrat qualifié serait en mesure d’y répondre. Mais il semble que ce soit inutile, dans la mesure où aucune combinaison de ces cartes ne permet de gagner de l’argent sur un tapis de casino. COSMOSPACE écrit ce qu’elle veut, mais les juges détiennent le pouvoir de requalifier en application de l’article 12 alinéa 2 du code de procédure civile :


Il doit donner ou restituer leur exacte qualification aux faits et actes litigieux sans s'arrêter à la dénomination que les parties en auraient proposée.


Aussi, placer ses prestations sous le régime des jeux, et des divertissements, s’avère non contraignant pour le client, puisque la loi permet d’y faire échec. Il serait opportun que COSMOSPACE réécrive ces CGU, lesquelles sont obligatoires pour toutes les plateformes, depuis le 7 octobre 2016, suite à la publication de la loi numérique au journal officiel.


Les divinations ne sont pas artistiques, puisqu’aucune formation professionnelle officielle n’existe, et qu’aucun divinateur n’est nommé au sein de la Haute Autorité des professions artistiques. Arts divinatoires est donc une expression à bannir. Il convient plutôt de parler de pratique d’escroquerie par activité, dès lors que le consommateur a été persuadé de la capacité oraculaire du prestataire de divination, contre remise d’une somme d’argent. En ce cas peu importe que ce soit sous la forme d’un jeu. Ce serait plutôt une circonstance aggravante, car cela consisterait à la mise en œuvre d’une manœuvre frauduleuse destinée à faire croire à la capacité oraculaire du meneur de jeu.


Au-delà de cet aspect spécifique à un type de prestations, est-il possible d’en faire un jeu ? Et de proposer aux crédules de jouer au jeu de l’avenir ? Il se trouvera suffisamment de juges civils pour dire oui, dans la mesure où les règlements du jeu leur sont présentés. Toutefois, les prestations de la société COSMOSPACE relèvent surtout de la formation des contrats à distance. De ce point de vue un contrat peut-il être un jeu servant de support à la commission d’un délit ? Le concept ludique se heurte alors à plusieurs règles inconnues des crédules. Lesquelles sont étrangères aux termes inadaptés, employés par le moralisateur cité plus haut : « crédible, honnête, infaillible, donner le meilleur, forfait prohibitif, abus de faiblesse ». La clientèle des prestations divinatoires est majoritairement crédule. Ce sont des gens piégés dans des formats de familles de pensée, notamment des biais cognitifs, dont ils peinent à s’extraire tout au long de leur vie, sans y parvenir d’ailleurs. Ce sont ces gens-là qui suscitent les prestations dont ils sont les victimes. Le crédule ne vit pas sans divinateur, et le divinateur prospère sur le crédule comme un parasite distillant son infection régulière, son poison. Le jour où les cartes passeront de mode, on inventera le Grand A du monde des A de Isaac Asimov. Le Grand Ordinateur Omniscient, qui répond à toutes les questions. A ce moment-là, avec l’intelligence artificielle, plus besoin d’humain. Chaque crédule paiera son abonnement d’accès au grand A, pour connaître son  A….venir.


φct 22 mars 2017




















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