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IATROGÉNIE DES DEBITS DE CB

effets nuisibles des mauvaises solutions





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De plus en plus de témoignages paraissent dans lesquels des personnes se plaignent de débit exagérés et injustifiés de cartes bancaires pour des motifs invraisemblables. Des organisations filouses, acoquinées avec des avocats avides d’honoraires, conseillent à ces victimes de se constituer partie civile auprès du procureur de la république. En langage simplifié de «porter plainte». Mauvaise solution apportée à une mauvaise situation. Il existe un, ou des moyens, selon les cas, permettant de retrouver son argent en 60 jours, sans faire de procédure.


Par claude thebault/Asheville/Caroline du Nord

MAUVAISES SOLUTIONS

EN RÉPONSE AUX MAUVAISES SITUATIONS :

LA PLAINTE














MAUVAISES SITUATIONS

Le rappel de quelques techniques commerciales de manipulations s’impose afin de cadrer le sujet des «mauvaises situations» évoqué dans cette note.


Les techniques employées, par le faux voyant, visent à influencer la prise de décision des victimes crédules -voir l’exemple du mode d’écriture hypnotique du petit Rambert- en employant des mots à valeurs fortement connotées. Le petit Rambert revendique une « compétence » « sérieuse », alors qu’un tribunal a jugé, en la matière, en ce qui le concerne, « qu’il valait mieux en rire ».


Les faux voyants usent aussi d’autres méthodes, que celle dite de l’amorce de cadrage dans la conversation, afin de persuader le crédule.


1)Technique du pied dans la porte (technique classique de vente)

 . offre initiale élevée : Un faux voyant, ou son « secrétariat » vous proposera un coût de consultation élevé de type 5 00 euros, en vous proposant ensuite un montant moitié moins, soit 250 euros que le crédule acceptera de payer en croyant réaliser une bonne affaire. Face à ce type d’offre raccrocher sans donner suite. Le tarif du faux voyant est de 250 euros, il est parvenu à placer sa prestation par un artifice.

.offre initiale basse : Autre approche de même type, vous recevez une première proposition d’une faible montant, du type 50 ou 100 euros que vous acceptez. Moins de 8 jours plus tard, après que vous ayez payé, le même faux voyant, sous des prétextes divers, vous demande de faire le grand jeu de la consultation à un tarif promotionnel de 5 00 euros. Laissez la proposition sans suite. Vous avez affaire à une offre survendue qui n’en vaut pas la peine.


2)Technique de la porte au nez+ liberté de l’échéancier

Cette technique particulière s’inspire de l’offre initiale élevée du pied dans la porte, en ce que le faux voyant vous propose une prestation onéreuse, supérieure à 5 00 euros, payable en plusieurs fois sans frais, dans un court délai. De type 1 500 euros étalé sur 2 mois maximum en fonction de vos ressources. Sans libre échéancier de règlement. Offre que le faux voyant sait que vous refuserez car elle excède vos moyens financiers.


Refuser une offre trop chère, type 2 000 euros à paiements étalés vous prédispose ensuite à accepter une seconde proposition, équivalente ou minorée de 20%, en vous laissant libre de la grille de l’échéancier des paiements sur 3 mois. L’offre donne l’impression subjective au crédule de passer d’un extrême à l’autre, dans des « conditions favorables ».


Pour vous mettre en confiance les 2 premières échéances seront correctement prélevées. Vous recevrez-sans assurance- une copie papier de l’échéancier. La 3e échéance comportera un dépassement sensiblement net de la somme à prélever. Et la 4e épongera le solde à régler de toutes les autres échéances prévues, avec un bonus supplémentaire de prélèvement au profit du faux voyant, totalement imprévu. Vous êtes devant le fait accompli.


3)Technique de l’amorçage financier

Le faux voyant vous annonce que pour tester votre âge il vous sera prélevé 1 euro via votre carte bancaire. Afin de vérifier que vous êtes majeur. Vous acceptez la proposition. Dans les 24 heures suivantes votre compte est débité à 2 reprises de 500 euros, si ce n’est plus. Refusez ABSOLUMENT de faite tester votre CB pour un euro. C'est illégal de payer pour vérifier un moyen de paiement.


4)La preuve sociale

Technique employée par le petit Rambert destinée à rassurer le crédule en affirmant que l’ancienneté d’adresse, du faux voyant, au même lieu plusieurs années de suite constitue une « garantie de sérieux ». Ou encore que les transactions par carte bancaire sont absolument «sans danger». Que les «banques interdisent les abus», ou que vous êtes un «privilégié» d’avoir une carte bancaire car les banques ne les donnent pas à tout le monde, sans avoir fait au préalable une enquête de moralité. Propos bien entendu faux, puisque le droit à la carte bancaire, pour TOUS est inscrit dans le code monétaire et financier. Votre banquier ne vous fait aucun favoritisme. Le faux voyant vous flatte en testant vos connaissances bancaires, afin que vous acceptiez ensuite ses propositions.

Au titre de la preuve sociale, le faux voyant vous persuade que ses prestations ont aussi un effet sur la santé. Par exemple, le petit Rambert fait la promotion de l’efficacité vitale de ses audiotels «vous en retirerez certainement de nombreux bienfaits» ou «la voyance pratiquée par des voyants qualifiés peut-être très bénéfique». Faux bien entendu. Ces mentions caractérisent le délit du 16° de L.121-4 du code de la consommation en ce qu’elles ont pour objet d’affirmer que la prestation de fausse voyance non sérieuse améliore le bien être, le tonus, l’optimisme, l’énergie en améliorant la vie. Agissant ainsi sur l’anxiété, le stress, et la santé mentale notamment.


5)Technique de la réciprocité

Elle vous incite à croire que vous profitez d’un avantage gratuit. Ainsi, le petit Rambert annonce « si vous avez oublié de me poser une question durant une consultation de voyance, vous pouvez me rappeler gratuitement durant les 24h qui suivent la consultation je vous y répondrai gracieusement. » critère du délit du 10° de L.121-4[1] consommation. Le crédule se croit redevable d’un avantage dont il bénéficie. Alors que c’est un droit qui lui est reconnu par le code de la consommation . Le crédule en retour acceptera de payer davantage si on le lui demande.


MAUVAISES RÉPONSES : la plainte

S’agissant de débit non autorisé de carte bancaire, dans la majorité des cas rencontrés, le dépôt de plainte à parquet est déconseillé car il existe des solutions rapides pour récupérer son argent en 60 jours en moyenne. Alors qu’une procédure sur plainte dure environ 30 mois, soit 1800 jours sans obtenir le résultat attendu. Comptez, 30 fois plus de risques de tout perdre.


La plainte, au sens populaire du mot, se révèle à l’usage onéreuse autant que source de nombreux déboires.


Onéreuse car le procureur demandera au plaignant de consigner une somme entre 2000 à 3000 euros pour donner suite à sa plainte. Dans le cas d’un débit inconsidéré de 3000 euros, cela fait alors un débours de 6 000 euros. A cette somme il faut ajouter 1 500 à 2 000 euros d’honoraire d’avocat. La facture monte à 8 000 euros en moins d’un mois alors qu’aucune action n’est engagée pour la restitution de la somme prélevée. Pour avoir été délesté de 3000 euros le plaignant en moins d’un mois dépense 2 fois cette somme en croyant, à tort, que la justice les lui rendra.


Sources de déboires :dans l’éventualité de la nomination du juge pour instruire la plainte, il faut savoir que ces magistrats sont débordés de dossiers. Plus d’une centaine en moyenne par personne. Ce qui les incite à relever les erreurs des plaignants, pour clore rapidement les instructions par des ordonnances, à diverses étapes de la procédure. Dans cette hypothèse le plaignant récupérera sa consignation, en perdant les honoraires d’avocat réglés. Sans avoir retrouvé la somme débité sur sa carte bancaire.


En supposant que l’instruction aille au bout, jusqu’à l’article 175. Pour autant le plaignant n’est pas encore remboursé, au bout de 12 à 24 mois de procédure. Il lui reste ensuite à affronter le tribunal correctionnel. Lequel peut-être d’un avis différent de celui exprimé par le magistrat instructeur dans son ordonnance de renvoi. Une mise en examen ne signifie jamais une condamnation assurée. Le débiteur abusif de la carte bancaire, mis en examen et renvoyé pour jugement devant le tribunal correctionnel, a 65% de chance d’être relaxé par les juges y compris si les faits sont constitués.


Lire à ce sujet le cas d’une femme abusée par 2 voyantes relaxées en décembre 2014, par le TGI de Nanterre. Alors que l’instruction ne laissait aucun doute sur le résultat final.


La phase du tribunal correctionnel donne l’opportunité à l’avocat de réclamer à nouveau des honoraires de plaidoirie, comptez 1 500 euros en moyenne. Alors que la victime lésée peut se défendre toute seule. La facture se monte à 10 000 euros sans que le plaignant n’ait encore retrouvé son argent. S’il le récupère, en obtenant une décision exécutable. Tout en sachant que si le plaignant est débouté par le TGI, son adversaire pourra ensuite le poursuivre et obtenir cette fois sa condamnation à 85%.


En fin de compte, pour une plainte engagée sur une frustration financière, le justiciable lésé est susceptible de se retrouver, sans l’argent prélevé, avec en prime une condamnation à son casier judiciaire. Alors qu’il se trouve dans son droit. Paradoxe de la justice.


Alors qu’en engageant l’action en restitution de débit de carte bancaire, sans avocat, il récupère son argent en 60 jours, peu importe que le voyant indélicat ait ou non dépensé la somme prélevée.


Les personnes lésées réfléchiront, peut-être, à deux fois avant de déposer une plainte sur les inconvénients à vouloir obtenir une sanction pénale. Au risque d’être soi-même condamné. La situation est Balzacienne : choisir entre l’argent rapidement retrouvé ou faire sanctionner pénalement le coupable. En définitive que le voyant soit, ou non, condamné n’apporte aucune satisfaction particulière au regard des risques encourus. Bien entendu, au bout des 30 mois de procédure, les délais pour récupérer son argent sont alors forclos. Le plaignant a tout perdu en engraissant la machine judiciaire, inutilement, suite à de mauvais conseils.


φclaude thebault 25/09/2017

La technique du pied dans la porte est enseignée au vendeur à domicile de polices d’assurance vie. Pendant qu’il débite son argumentaire, le vendeur d’assurance vie met son pied contre le chambranle de porte afin qu’elle ne puisse plus se fermer afin de mettre le vendeur dehors pour ne plus entendre son boniment. C’est aussi un argument psychologique permettant au vendeur de faire comprendre au crédule qu’il dispose sur lui d’un avantage : celui de devoir écouter son boniment, sous pression forcée jusqu’au bout. La technique du pied dans la porte est adaptée à d’autres modes de vente, son objectif est de contraindre le client, contre sa volonté, à acheter un bien ou un service. Cette technique caractérise une intrusion afin de dominer dans une relation.



[1] 10° De présenter les droits conférés au consommateur par la loi comme constituant une caractéristique propre à la proposition faite par le professionnel













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