Cinq années sont passées, et François Fillon a perdu la mémoire des premières semaines de l’intronisation de l’autre François…Hollande. Une lettre de séparation entre celle de son patronyme, et celle de celui du second président socialiste. Un caractère suffit pour nourrir des haines. Certes le «président normal» affirme n’être pour rien dans l’affaire artificielle des financements reprochés au candidat de la droite. Subterfuge arbitraire que cette histoire d’emplois familiaux. Pour s’en convaincre il suffit de lire la couverture de Marianne parue lors des élections législatives le 1er juin 2012. Gros titre sur le «scandale de l’argent des députés». De quoi s’agissait-il ? De l’emploi que font les élus de la somme que leur alloue le Parlement pour leurs frais, l’enveloppe sert à rétribuer les assistants parlementaires, et défraie les secrétaires locaux qui se dévouent, sur le terrain dans la circonscription, pour l’homme politique à Paris, ainsi que d’autres usages. L’attribution de la somme est légale. L’élu a pleine liberté. Y compris entretenir sa maîtresse sur fonds publics. Le scandale n’est pas que le Parquet Financier de Paris réclame des comptes à François Fillon. L’arbitraire inacceptable, dont les magistrats financiers se rendent coupables, consiste à oublier qu’il y a plus de 500 parlementaires auxquels ils devraient s’adresser aussi en même temps. Si tant est que la séparation des pouvoirs leur en donne compétence. Cet élément légal reste à vérifier. De toute façon l’argent du pouvoir législatif doit-il être contrôlé par le pouvoir judiciaire ? NON  séparation des pouvoirs oblige! Au-delà du point de droit, rappelons que le Canard Enchaîné s’est réveillé, bien tardivement, sur les affectations des sommes d’argent par le candidat Fillon à ses proches. Parce que des histoires comme celle-là il suffit d’envoyer un stagiaire d’école de presse faire les archives, pour qu’il ramène plusieurs couvertures comme celle de Marianne de juin 2012. Le thème du gaspillage de l’argent parlementaire est un marronnier de la presse.


Le Journal, de l’avocat Me Maurice Garçon, rapporte page 384 une observation d’audience notée dans son agenda : « j’ai entendu un jour un président correctionnel, qui n’avait pas ouvert le dossier dire en commençant : « Vous vous appelez ? Bien…Vous n’avez jamais été condamné ? Bon…Eh bien vous allez l’être, asseyez-vous… ». Et Maurice Garçon d’ajouter « Il faut ajouter cette déformation qui lui fait considérer un acquittement comme un échec

Marronnier classique les notes de frais, il y a aussi les enveloppes


personnel. Il craint d’être mal noté s’il n’obtient pas un résultat. Le plus souvent il ne parle sans cesse de son impartialité que pour dissimuler qu’il n’en a aucune et donner une fausse confiance.» Il serait surprenant que le Journal[1] de Me Garçon continue à se vendre, sans que son éditeur ne soit inquiété par une association de magistrats pour ses propos…décapants !


Le décor du climat délétère des présidentielles est planté avec la comédie des emplois familiaux du candidat François Fillon. Il faut écrire comédie. Car, si l’on suit l’imputation proférée, selon laquelle la présidence serait à l’origine de cette histoire, l’affaire devient un vaudeville pitoyable. En effet, l’auteur présumé de cette histoire est lui-même passé maitre dans la pratique du népotisme d’Etat, puisque la mère de ses enfants siège chaque semaine au conseil des ministres, au titre du portefeuille de l’environnement. Le coût de l’entretien de son ex compagne est incomparablement plus élevé que les sommes employées par le candidat Fillon, sur son enveloppe parlementaire, pour sa famille. Louis XV, en sa qualité de roi de France, n’ayant de compte à rendre à personne, n’aurait pas osé faire siéger une de ses maîtresses au conseil des ministres. François Hollande l’a fait. Les justiciables, et les citoyens n’étant pas consultés, pour la mesure, ont subi l’oukase élyséen. La mère de ses enfants ayant été remerciée par les électeurs de la Rochelle, en juin 2012, dans des conditions de népotisme elles aussi rocambolesques. Puisque le président normal avait promis ne soutenir personne de son camp pour ces législatives, se parjura pour Mme ROYAL. Donnant lieu à la réaction étonnante, à l’époque, de Mme Valérie Trierweiller, apportant son soutien à Olivier Falorni candidat socialiste déchu par le parti et le président. Candidat plébiscité par les Rochelais dans les urnes. Une combine familiale déjouée sur le terrain.


Soutien abusif à la mère de ses enfants avec une combine interne au PS


Valérie Trierweiler combattait le soutien présidentiel apporté à Ségolène Royal


Royal battue à la Rochelle en juin 2012 ne fut pas élue député mais consolée au Conseil des Ministres


Une instance judiciaire exceptionnelle, le PNF, parquet national financier, se saisissant de l’emploi par M FILLON de son enveloppe parlementaire, sur la base d’un article du Canard Enchaîné, alors que les marronniers de la presse similaires sont boudés. Voilà de qui dénoncer le gaspillage de l’argent public par la justice. Pourquoi FILLON et pas TOUS les parlementaires ? Ce serait l’équité, la France n’est-elle pas le pays de l’égalité ? Ce principe est-il seulement destiné à orner les frontons des bâtiments communaux ? Gaspillage de l’argent public parce que d’autres affaires financières, plus importantes que l’emploi de l’enveloppe parlementaire de François Fillon, sont négligées. C’est une atteinte à l’égalité des justiciables devant la loi. Que dit l’avocat Me Garçon dans ce genre de circonstance ? « Qu’y a-t-il de plus servile et de plus lâche qu’un magistrat? L’indépendance de la magistrature, cette fameuse indépendance dont on parle tant est une chimère, et une chimère dangereuse parce qu’on l’entretient et que tout le monde y croit. La vérité et plus triste. Les magistrats, pour la plus grande majorité, sont des hommes ambitieux qui estiment que leur carrière est fonction de leur obéissance aveugle au pouvoir quel qu’il soit. »


Me Garçon avait une connaissance intime des principales juridictions Françaises pour porter cette accusation. A défaut de ses dossiers, la dénonciation du gaspillage de l’argent public nous suffira en faisant écho aux propos de l’inspecteur Antoine -Louis Jouvet- dans Quai des Orfèvres, film de Henri Georges Clouzot : « qu’est-ce que vous voulez la société se défend. On y met le prix. On ne regarde pas à l’addition et ça va coûter cher ». Le traitement des magistrats instructeurs serait mieux employé à traquer les délinquants financiers, que d’éplucher les dépenses des enveloppes parlementaires.


RÉGRESSION VERS LA MOYENNE

Le président normal, à son corps défendant, sera vraisemblablement à l’origine du succès du candidat qu’il combat, par application du biais cognitif dit de la régression vers la moyenne. Une explication sommaire s’impose pour exposer cette apparente contradiction. Faute d’avoir désigné un successeur, le président normal, semble-t-il versé dans les pratiques du népotisme, imagina -peut-être- le scénario suivant. Faire obstacle à l’alternance du pouvoir et proposer alors aux électeurs un choix dit des extrêmes, après éjection de Manuel Valls. Benoit Hamon pour mobiliser la gauche utopique afin de constituer un réservoir de voix. Soutenir Macron afin de tracer la voie du libéral socialisme. Hamon devenant apporteur de suffrages pour le second tour.


Ce scénario hardi ne tient pas compte du biais cognitif dit de la régression vers la moyenne, relatif aux fluctuations aléatoires des performances. François FILLON paie actuellement les années de mépris parlementaire, dans lesquelles la majorité de droite traita le député socialiste Hollande. Fillon semble le mieux placé pour gagner l’élection présidentielle nonobstant la position de Mandarine[2]. Pour cette raison il importait de le neutraliser. Toutefois en plombant sa performance avec une menace judiciaire conjoncturelle, l’auteur du scénario incite FILLON a fournir une prestation supérieure à la performance attendue. Ce qui signifie que les brimades actuellement accumulées produiront une amélioration significative. Plus les médias s’acharneront sur Fillon, afin de détériorer son image dans l’opinion, mieux ils en feront une victime, sinon un martyr du Hollandisme.


En d’autres termes, il faudra ajouter plus de 10% au score actuel du candidat Fillon pour avoir une échelle d’appréciation relativement correcte avec son résultat au premier tour, et baisser corrélativement de 10% les scores actuels de tous les autres candidats. Et cela quel que soient les simagrées des juges du PNF.


François FILLON est incité par les circonstances à s’améliorer, alors que ses concurrents, par excès de confiance, verront leurs scores régresser vers de moins bons résultats.


φclaude thebault 02/03/2017



[2] Mandarine vient de la contraction de Mandat et de Marine, prénom de Mme LE PEN. Si elle était élue on nommerait son quinquennat Mandarine. Sans préjuger sur le comportement de ce que l’on nomme un mandarin.



[1] Maurice Garçon de l’Académie Française, JOURNAL, Les Belles Lettres Fayard 35 euros, juin 2015  






biais de la régression vers la moyenne découvert par sir Francis Galton en 1886, cousin de Darwin : les enfants ne ressemblent pas par la taille à leurs parents. Régression filiale en taille. Vérification selon laquelle une régression se produit inévitablement quand la corrélation entre deux mesures est imparfaite.


Dans le cas de Fillon la mesure de corrélation entre la période sans PNF et celle avec PNF entrainera une régression inévitable des résultats de TOUS ses concurrents.




François Fillon (étude graphique)








"diffusion en matière juridique de renseignements et informations à caractère documentaire

en application de l'article 66-1 de la loi du 31/12/1971 reproduction interdite"

Une - Actualités-Editeur -AstroDiko - Astrosofie - Blog -Culture - Magazine - Legalis - Mystifications - Société


                                                  Engagement consommateur   droits intellectuels

                         

                                       ©2017-2003 Tous Droits Réservés www.astroemail.com  ISSN 2267-2702