Les signes du zodiaque ont disparu



                                   



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L'ARGENT DE MORIN




© 2015-2017 ASTROEMAIL L'enquête sur Jean Baptiste Morin de Villefranche


relations de Morin avec l'argent


LA TONSURE ET LES BÉNÉFICES


En 2014, le professeur d'histoire en banlieue parisienne, Monsieur Aurélien Ruellet, diffusait l'information selon laquelle Jean Baptiste Morin de Villefranche était tonsuré depuis le 2 avril 1616, sans que ce renseignement ne fasse de vagues.


Tonsuré caractérise une information économique et financière plus importante que le fait de recevoir les ordres mineurs de l'Eglise. Car la conséquence essentielle à en retirer se résume à la capacité légale d'obtenir des bénéfices. Au XXIe siècle, le grand public ignore ce que ce mot signifie. A l'époque de Morin un bénéfice consiste à percevoir de l'argent régulièrement d'une institution religieuse. L'équivalent d'un entretien financier à vie. Les bénéfices à cette époque se cumulaient. L'église distribuait ainsi ses revenus à ceux en état de les recevoir. Un bénéfice donne lieu ensuite à toutes les opérations commerciales et financières possibles : l'échange, la permutation, la mise en rente etc...La mort du bénéficier rendait le bénéfice disponible pour un autre. Le bénéfice n'étant pas transmissible à un héritier. Toutefois il était possible de pré empter.


Ainsi les autels, que vous voyez aujourd'hui abandonnés dans les églises, étaient autrefois des sources de revenus annuels lucratifs particulièrement recherchés, et même disputés en justice. Plusieurs décisions existent que nous publierons en septembre.


Le testament de Jean Baptiste Morin, établi le 5 novembre 1656, ne donne aucun renseignement sur les bénéfices détenus par Morin. Les informations sur ses avoirs financiers sont communiqués par Guillaume des Aubéries, son biographe, notamment en donnant un chiffre global d'estimation "100 000 écus" soit l'équivalent de 600 000 livres.


La question se pose de savoir comment un professeur du roi payé 1200 livres/an par le Collège de France -chiffre d'époque donné par Guy Patin- pouvait-il amasser 500 fois plus?

Guillaume des Aubéries cite ce chiffre d'affaires comme résultant de ses consultations astrologiques. Sans donner le tarif appliqué par Morin. Compte tenu de la liste des noms figurant au catalogue de ses amis, une vingtaine, ses relations sont notoirement insuffisantes pour totaliser 500 clients potentiels Y compris en 26 ans d'activité. Puisqu'il fut nommé au Collège de France en février 1630 et qu'il décédait le 6 novembre 1656.


Morin ayant décidé de se faire tonsurer, le 2 avril 1616, par Monsieur de Gondi archevêque de Paris, avait donc choisi le cumul des bénéfices comme train de vie, en se faisant entretenir par l'Eglise. La conséquence immédiate consiste à consulter les archives du Vatican, des années 1616 à 1656, Registre des Bénéfices, et d'y rechercher le nom de Jean Baptiste Morin afin d'avoir une idée précise de ses revenus. Les bénéfices se faisaient enregistrer en Cour de Rome.


Cette recherche est d'autant nécessaire que le testament de Morin, rédigé avec le pari de survivre à la prise de vin émétique, pour traiter le début de pneumonie dont il était atteint, indique qu'il dota ses 3 nièces. Deux pour leur profession de religieuse. La dernière pour son mariage avec le marchant claude Mercier de Villefranche sur Saône. Doter deux religieuses signifie payer leurs pensions à vie, selon un mécanisme financier pérenne. Un mécanisme unique permettait ce financement, celui de résigner un bénéfice au profit de chacune des 2 communautés recevant les professes Morin. A savoir à Villefranche sur Saône les couvents de Sainte Ursulle et de Sainte Marie. A noter que le testament n'identifie pas les nièces religieuses. Sauf celle de Ste Ursulle dénommée claude de l'ascension. Une indication selon laquelle le testament du 5 novembre 1656 n'était qu'une formalité, parce que Morin croyait résister à la prise du poison. Les héritiers ne sont pas tous nommés. Des éléments laissent aussi penser à l'existence d'un dessous de table financier dans cette opération.


Il en est de même pour la dot du mariage de Françoise Morin, au marchand Claude Mercier.Pour en savoir plus il faut consulter les archives départementales du Rhône, registre des professions de Ste Ursule et de Ste Marie de Villefranche sur Saône entre les années 1640 et 1656, ainsi que le registre des pensions des religieuses. Puis le minutier des notaires de Villefranche sur Saône, pour les mêmes années, à propos de la dot de mariage, et les testaments des 2 professes Morin comme il était d'usage lors de la prise de voile, ou après le prononcé des voeux.


Cela permettra de cerner les revenus de Jean Baptiste Morin de Villefranche, car cette information à une incidence directe sur ses prévisions astrologiques. Notamment celles des années 1649 à 1652, qu'il qualifiait de pires pour son train de vie. Et dont, écrivait-il, dans un de ses "morinages" il avait reçu un avertissement du ciel. Monitum écrit, hélas, après les évènements, ainsi qu'il en avait pris l'habitude.  


φ claude thebault 28 mai 2017
















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