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97 ans de bobard de Rudolph Steiner et 55 ans de "New Age"





Mystification de l'Ére du Verseau


le 3e dieu de la trinité sumérienne, Enki,personnifiant le Verseau, avait les bras doublés de manches d'eau où nageaient des poissons

mensonges, tromperie,et imposture


                   Impossibilité du concept d'ère astrologique en genéral                              et de celui du Verseau en particulier



La géologie classe les périodes de la Terre, étalées sur de très longues durées, dans un système de catégories composées en ères, Primaire, Secondaire, Tertiaire, Quaternaire etc... Les astrologues adaptèrent la géologie à l’astrologie, sous l'influence de l'anthroposophe allemand Rudolf Steiner, lequel imagina le pré découpage des périodes géo astrologiques, en 1918, dont la notion la plus popularisée est celle de l’ère du Verseau


L'analyse


Par Claude Thebault éditeur d'Astroemail, Kaunas, réécriture conjointe avec Gauthier de Bruges


Le système repose, selon la théorie de Steiner, sur le "passage" du Point Vernal dans la constellation visée. Ce mécanisme séduisant relève de l’utopie. Voici pourquoi.



   1) Premier problème localiser le Point Vernal ?  


Selon Steiner le Point Vernal se trouve sur la ligne de circonférence de passage du Soleil. Or l’écliptique est une illusion visuelle. Le Point Vernal correspond au 0° du Bélier, époque de l’équinoxe de printemps. Date à laquelle le Soleil se trouverait à cette position.


Pourquoi le Point Vernal? Outre qu'il symbolise le point Zéro, marqueur du début de quelque chose, aiguille d'un commencement -sans logique- les astrologues l'identifient avec l'équinoxe de printemps. Une déformation dans la mesure où il s'agit d'un court moment, dans le développement du Moyen Mouvement de la Terre, n'ayant aucune vocation ni à l'éternité, ni non plus à la répétition, notamment si un corps planétaire, autre que la Terre pouvait passer à cette position particulière.


Le Soleil n’a qu’un seul mouvement, celui de roter sur lui-même en 27,27 jours, ainsi que Carrington le démontra en 1853. En moyenne 13 fois par an, dans un espace de 1 392 000 km, correspondant à son diamètre. Il est donc physiquement impossible au Soleil de se déplacer, à quelque période que ce soit de l’année, sur la circonférence écliptique des astrologues pour se trouver les 20, 21, 22 ou 23 mars, selon les années, sur la longitude 0. Le Soleil ne passe pas au Point Vernal de la Terre.


Le Soleil à aussi un Point 0 (ou Vernal) du cercle de rotation sur lui-même


La Terre, en revanche, effectue autour du Soleil un mouvement sidéral en 365,25 jours. Son orbite possède le km ou la longitude 0. Sa circonférence dépasse 930 000 000 de km. C’est donc le km 0, franchit chaque année, par la Terre, mais à une autre date qu’en Mars, à savoir les 22,23 ou 24 septembre auquel correspond le point vernal. Soit l’équinoxe d’automne. Point symétrique opposé à celui du 20 mars. Rudolph Steiner se trompait-il seulement sur la date de l’événement?


                                            La Terre au Point Vernal de son orbite sidérale le 24 septembre 2014


    2)    Second problème : le « passage[1] » du point vernal

Steiner comptait sur le phénomène de précession nutation, pour théoriser le déplacement du Point Vernal. Une explication autant audacieuse qu'inconsistante car la précession gyroscopique de la Terre par chancellements successifs ne se manifeste pas particulièrement au Point Vernal de l'orbite de la Terre. Ainsi on note une oscillation libre de 435 jours, dite de Chandler, indépendante du retour régulier de la Terre à son Moyen mouvement annuel, chaque année en septembre.


Le Point Vernal ne peut être représenté par le Soleil, à une date donnée, ainsi qu’il résulte des rotations de Carrington, déjà exposées.


Le Point Vernal ne peut, non plus, être représenté par le passage de la Terre, laquelle, agitée par le phénomène précessif, à la date de l’équinoxe de printemps, se trouve alors physiquement 180 longitudes plus loin. Ce n‘est donc pas la quantité de précession nutation, qui se manifeste matériellement, sur l’emplacement du Point Vernal de l’orbite terrestre, alors VIDE de toute occupation d’un mouvement de rotation ou de dynamique terrestre.



équinoxe de printemps le 21 mars 1922, le Point Vernal de l'orbite de la Terre est VIDE


Rudolph Steiner se trompait aussi une seconde fois en théorisant le concept de «passage» du point vernal. INEXISTANT.


Rien ne se produit sur le degré 0, ni sur la Terre, ni non plus sur une autre constellation.


Il n’y a donc aucun passage du Point Vernal dans le système solaire lors de l’équinoxe de printemps. Il n’y en a encore moins dans une constellation extérieure, située à des centaines d’année lumière de cet emplacement.


LE POINT VERNAL N'EST PAS UNE AIGUILLE ORIENTÉE DANS UNE DIRECTION EN FONCTION DES CHANCELLEMENTS GYROSCOPIQUES DE LA TERRE


      3)    Que constate-t-on ?

En 6000 ans les équinoxes se produisent bien, avec régularité, aux degrés  0 et 180 de la rotation sidérale Terrestre :


    -   Année – 2998 équinoxe de printemps le 15 avril Terre à 180° à 09h41

                               équinoxe d’automne le 16 octobre Terre à 0° à 08 :41



    -   Année – 1745 équinoxe de printemps le 05 avril Terre à 180° à 23 :29

                                équinoxe d’automne le 08 octobre Terre à 0° à 06 :14


    -   Année 0, équinoxe de printemps le 22 mars Terre à 180° à 17 :17

                        équinoxe d’automne le 25 sept Terre à 0° à 03 :12


Mais le Point Vernal, aux dates d’équinoxes de printemps, est vide, ni le Soleil, ni la Terre, manifestation de la précession ne l’occupent.


Le retour annuel de la Terre, à la position de son moyen mouvement, en septembre, est ignoré de Steiner. Alors que la Terre est en mesure d’exercer le même effet, sur n’importe lequel des 359 autres degrés de la circonférence de son orbite, pour quelle raison particulière le 360e aurait une importance plus déterminante qu’un autre? Il faudrait le prouver, et non simplement l’affirmer comme le fit Steiner.


En fin de compte Steiner créa un épiphénomène à partir de RIEN. Il élabora une sous classification pour chaque ère géoastrologique en la subdivisant en 3 « decani », chacune sous une influence planétaire, on se demande bien pourquoi, avec prédécoupage en époques historiques « perse, inde antique, egypto-chaldeo-babylonienne etc… » Y compris en établissant une chronologie chiffrée de type science fiction avec les périodes post atlantide. Un roman de toute pièces, sous la forme d’un scénario de film. Rudolf Steiner en quelque sorte c’est la Guerre des Étoiles avant l'apparition du coté obscur de la Force. Le fantastique délire, ou le délire fantastique.


La théorie des ères géoastrologiques dans sa formulation, par Steiner, constitue une manifestation du sophisme téléologique. Illusion de savoir où l’on va en fonction de repères d’un chemin tracé d’avance. En proposant la vue complète d’un système, déformant, dans lequel on enferme la pensée des autres.


Un agent ne fait rien s’il ne poursuit pas une fin dernière, un but fixé (Saint Thomas d'Aquin Somme Théologique) « agen autem non movet nisi ex intentione finis ». L’argument de l’ère du Verseau poursuivait un but déterminé. Imposer une glose ésotérique, tirée par les cheveux, comme vérite officielle? A moins que ce ne soit, chez Steiner, l’expression d’un trouble mental de la personnalité, une compulsion prépondérante des croyances bizarres, schizotypique.


Dans ces conditions le NEANT n’exerce aucune force à cet endroit, et moins encore ne peut pointer sur quelque constellation extérieure que ce soit.


Deux saisons régressent en 4000 ans : les hivers et printemps = contraction

Deux saisons progressent en 4000 ans : les étés et automnes = dilatation

Les équinoxes se forment aux mêmes points invariablement 0 et 180.


Les printemps se raccourcissent sur 2000 ans de -2000 à l'an 0

inversion de la durée des printemps entre 1800 et -1400


de 0 à 2100 les hivers raccourssent encore de 2 jours on vieillit plus rapidement de l'hiver au printemps


On observe un double phénomène de contraction du temps sur Terre : raccourcissement et expansion.


Einstein démontra l’effet de dilatation du temps, on vieillit plus vite en vivant dans les étages d’une tour qu’au rez de chaussée. La précession nutation apporte sa contribution supplémentaire. Le temps devient plus long du solstice d’été au solstice d’hiver, et plus court du solstice d’hiver au solstice d’été.


Une inversion s’installe, dont deux éléments sont apparus sur 4 siècles entre -1800 et -1400 ans. Ce n’était pas prévu par les astrologues, ni non plus par les théosophes comme Steiner.


inversion de la durée des automnes entre -1800 et -1400

de l'an 0 à 2100 les étés gagnent 2 jours de plus on vit plus lontemps de l'été à l'automne


En effet, les constellations sont extérieures. Elles correspondent aux systèmes d’étoiles, situées à des dizaines, et même, des centaines, d’années lumière de la Terre. Ainsi Hydor (hip 112961 au catalogue Hipparcos, située dans le Verseau est localisée à 391,55 années lumière de son emplacement pointé à plat en 2 dimensions sur l’écliptique des astrologues).


Cela signifie que le km 0 de l’orbite terrestre, reste prisonnier de l’espace délimité du système solaire, dans lequel il se trouve, et dont la dimension est d’environ 62 heures lumière, sans pouvoir aller dans aucune constellation, toutes situées à des années lumière. La vitesse de la lumière est 299 792 km/s.


Les années lumière se calculent en correspondance avec les Unités Astronomiques. Comparez le nombre de secondes dans une journée 86 400, et le nombre de secondes en une année 31 557 600.


62 heures lumière correspondent à 223 200 secondes. Soit une distance de 66 913 574 400 km pour aller au bout du système solaire. En voyageant à 300 000kms/s. Or la vitesse de la Terre en moyenne variable est de 30 km/s.


Le Point Vernal, à la différence de la Terre, ou du Soleil, est dépourvu de vitesse. Il ne peut donc ni passer devant une constellation, ni encore moins dedans. Steiner inventa le concept du point baladeur, sans le doter de motricité. Ni même de vitesse d’inertie. Comme c'est stupide!


Il en résulterait que la prétendue ère du verseau serait, très largement passée, lorsque qu’un point vernal quelconque, dont on ignore la vitesse, du système solaire, atteindrait une seule étoile de cette constellation, qui en comporte plus de 9000, si le déplacement était possible.[1]


D’ailleurs que signifie exactement l’expression passage du point Vernal dans une constellation ?

Première objection, le Point O ou Point Vernal, retenu, quel qu’il soit, passerait, devant, la constellation du Verseau. Devant, au sens de mêmes coordonnées, que celles, du Verseau, si on les reliait par une ligne allant du système solaire, à celle d’une étoile de l’ensemble du Verseau.


Soit l’ascension droite topocentrique 22h43m 22.83s, déclinaison topocentrique -10°06’39.88 ‘’ Azimuth 278°38’18 ‘’ altitude -21°57’29’’ et dont les positions héliaques sont lever 11 :14 et coucher 21 :52


Cela change-t-il votre vie de savoir que chaque matin vous vous brossez les dents en vous tenant debout, dans votre salle de bain, à Ivry sur Seine, en direction du palais du Vatican à Rome. Vous vous rincez les dents sans recevoir sur la tête la tiare du pape, ni être invité à vous asseoir sur le trône de Saint Pierre. Votre localisation, en banlieue parisienne, est indépendante de ses éventuelles correspondances avec tous les autres lieux prestigieux de la planète. Vous n’en recevez aucune influence quelque soit l’équidistance.


La seconde objection concerne l’argument selon lequel le point Vernal passe dans la constellation du Verseau. La réponse a déjà été apportée sur la notion d’impossibilité physique, étant donné les distances incommensurables. Mais il reste encore la notion primaire des astrologues, selon laquelle, le système solaire baigne dans le zodiaque. Plus exactement délimité par une bande de 16 degrés de dimension, coupé en son milieu par la ligne de l’écliptique. Seize degré correspondent à une mesure "en général", un chiffre  sans équivalence exacte, précise, en km. Théoriquement, au pif, en fonction d'un minima et d'un maxima. Pour pénétrer dans le zodiaque, encore faudrait-il que le Soleil se meuve, autrement que sur lui-même, c'est à dire au delà des 1 392 000 km de son diamètre.  Or le système solaire mesure 66 913 574 400 km. Donc pas de zodiaque. Une million de km et 66 milliards, le compte se fait rapidement.


Pour cette raison il ne peut y avoir d’ère astrologique, et il n’y en aura jamais. Une utopie imaginée par des rêveurs fertiles en broderies inventives, à une époque où la Topologie était encore inconnue, ainsi que ses applications spatiales. Et où l’on pensait uniquement en 2 dimensions, longueur et largeur, la planéité.


Ces délires s’incrustent, dans l’imaginaire, à cause de l'ignorance. Ils reposent sur une troncature de l’espace, le coplanaire. Consistant à mettre sur un même plan, sans distance, ni frontière, ni bordure, l’extrêmement lointain, et la proximité immédiate. Il suffit ensuite de broder sur ce canevas une histoire, en employant un biais de narration. La nature humaine aime les histoires, tout dépend de la déformation antilogique employée pour la faire gober au public. Dans le cas de l’ère astrologique du Verseau, la déformation du point vernal, scotché dans le système solaire, se trouverait doté, extraordinairement, du pouvoir de vagabonder dans les constellations extérieures inaccessibles. Les ignorants le croiront, pendant que les gogos rempliront d’argent, les poches des astrologues, leur racontant des niaiseries. L’ère du Verseau, une imposture, une mystification constante, régulièrement entretenue depuis 1918, et plus encore depuis 54 ans avec le New Age..     



[1] Multipliez 31 557 600 secondes par 299 792 (vitesse de la lumière en km seconde) pour obtenir la distance en km parcourue en 1 année à cette vitesse = 9 460 716 019 200 km

1 Unité Astronomique = 149 597 870 km

Il y a  63 240 unités astronomiques dans une année lumière


claude thebault 06/2015 et gdb 11/14 (ré écriture)


Les ères astrologiques sont comme les icônes des rescapés de Diagoras le Mélien. Il y a ce que l'on voit -visage déformant- et la réalité que l'on ignore car non montrée. Dans le cas de l'ère astrologique la lecture en mode de diagoras permet de découvrir la pratique du "telos", le biais téléologique aux fins d'endoctrinement. La théorie des ères est un épiphénomène construit sur le VIDE comme mode d'endoctrinement (Diagoras : où sont les icônes de ceux ayant prié la divinité mais qui sont péris en mer? la prière pour survivre aux naufrages étant conçue comme moyen de prosélytisme religieux). L'ère Astrologique fait du prosélytisme en faveur du Paranormal.



[1] Le 8 janvier 1918 Rudolf Steiner donnait à Dornach, en Allemagne, une mémorable conférence "astrologique précessionnelle" dans laquelle il décrivait, de son point de vue, la succession des ères précessionnelles de 2160 ans chacune. Ainsi que le rappelait Christian Lazaridés dans un pdf de mai 2010 relatif aux décans des ères de Steiner, auteur de « Vivons nous le commencement de l’ère des Poissons » Genève 1989



gauthier de bruges 11/14 réécriture et mise à jour des pages publiées en 10/14 et 02/10, théorie de démonstration claude thebault
















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