ASTROEMAIL
informations juridiques de la consommation de crédulité
Voyages au pays
des-voyantes
de-la-karmastrologie
du-mystere-ephese-vierge-marie










copyright Astroemail 2017


Mystère d’Ephèse dernier domicile présumé de la Vierge Marie

Quel rapport entre ces deux faits ? La mère du prêcheur s’était retirée à Ephèse, en Turquie, pour y finir sa vie. Elle aurait vécu là pendant 9 années. Ces indications proviennent d’une vision de la stigmatisée Catherine Emmerich[1] au XIXe siècle. L’équivalent dans la religion catholique d’une voyante des pratiques superstitieuses. A la différence que cette voyante, appelée visionnaire, n’emploie ni carte, ni tarot, ni astrologie, ni ne se fait payer, en plus elle souffrait dans son corps de stigmates. Alors que les voyantes du commerce s’enrichissent, engraissent et s’empiffrent avec l’argent de la tromperie reçu des crédules abusés. Ephèse présente la caractéristique d’avoir été l’équivalent du New York de la civilisation grecque dans l’antiquité, réputée en qualité de cité de la Lune, pour son temple de Diane Artémis, détruit. Puis reconstruit par Alexandre Le Grand, 7e merveille du monde. Marie n’est pas réputée adoratrice de la Lune


Une retraite au service de la propagande

Ephèse est une ville éloignée de Jérusalem puisqu’il faut traverser Le Liban, la Syrie et la moitié de la Turquie avant d’atteindre la ville d’Izmir, au bord de la mer, ville la plus proche d’Ephèse actuellement en ruines. Un long voyage de 1824 kms par des routes carrossables, 23 heures en voiture, 358 heures à pied, non compris les étapes de repos et les nuitées. Comptez 3 semaines à 1 mois au rythme de 5km/h.

Jérusalem-Izmir en Turquie 1824 km de distance et trois pays à traverser


Ephèse était le centre du rayonnement de la culture grecque, l’équivalent de New York, connue pour son temple de Diane Artémis, la 7e merveille du monde. Bâtiment d’architecture le plus accompli de l’art grec de la construction immobilière. Une fois détruit. Reconstruit à l’identique par Alexandre le Grand. Ephèse était réputée, dans l’antiquité, pour le culte de la Lune qui y était pratiqué. Car le bouclier de la déesse Diane Artémis avait la forme d’un croissant de Lune. Son Culte attirait régulièrement de nombreux pèlerins venus de tout le moyen orient afin de célébrer la croyance dans l’astre de la nuit.


Temple de la déesse Diane Artémis à Ephèse


La vision de Catherine Emmerich motive l’éloignement de Marie, de Jérusalem, par une décision de l’apôtre Jean responsable de la secte. Afin de soustraire la mère du prêcheur des persécutions juives, 3 ans après la crucifixion (en l’an 35 ?). Détail étonnant, Catherine Emmerich racontait que Lazare, le ressuscité de « lève-toi et marche » mourrait une seconde fois par le martyre. Ce qui signifie, à croire cette vision, que les miracles du prêcheur étaient dépourvus de la garantie de longue seconde vie. Pas d’immortalité.  La visionnaire donna l’âge de la Vierge lors de sa mort 64 ans moins 23 jours (en l’an 44 ?). Sans préciser pour autant la date exacte, laquelle se fête le 15 août. En faisant un décompte cela signifie que Marie vécu 12 années après la Passion. Qu’elle était âgée de 52 ans, lors de ce tragique évènement. Ces données sont contredites par l’histoire, puisque le prêcheur est censé mourir à 33 ans. Ce qui fait accoucher Marie à l’âge de 19 ans, or d’autres livres religieux indiquent qu’elle en avait à peine 12 lorsqu’elle accoucha. Une différence de 7 années entre la vision et l’historiographie.


La visionnaire expliquait encore que l’apôtre Jean prit la décision de transférer Marie parce qu’une petite communauté de femmes appartenant à la secte vivait retirée dans la banlieue d’Ephèse, à 7 kms, dans des grottes sommairement aménagées, sans confort (pas de toilettes à l’étage). Jean avait fait construire une petite maison rudimentaire pour la mère du prêcheur. La secte investissait dans l’immobilier local. Bien entendu aucune information sur la famille de Marie, notamment ses autres enfants lesquels avaient, par le sang, à s’exprimer sur l’opportunité de cet éloignement de Palestine. La visionnaire tait le motif réel de l’établissement dans la banlieue de la New York grecque de l’époque : la propagande de la secte. Ephèse était une grande ville polythéiste, de première importance. Jean propageait un culte sectaire monothéiste inspiré majoritairement par le fondamentalisme sumérien. En effet, les chrétiens parlent de leur divinité en le nommant Seigneur, y compris aujourd‘hui, comme les sumériens nommaient EN la divinité de leur Etat Cité dans les temples. La trinité est directement inspirée du système sumérien Père AN, Fils ENLIL, Saint Esprit ENKI. La présence de la mère du prêcheur, dans la communauté chrétienne d’Ephèse, constituait un motif de première importance pour favoriser le développement local de la secte qui ne deviendra religion officielle de l’empire romain, que 2 siècles plus tard, en 300 avec Constantin. La visionnaire ne dit mot de l’action de prosélytisme de Marie chez les polythéistes. En revanche la visionnaire est dissert sur l’instrument de propagande.


Catherine Emmerich raconte, en effet, que derrière sa maison Marie « avait reproduit » le chemin de la Passion avec ses 12 stations, qu’elle arpentait pendant 9 ans en méditant. Sans préciser si cette pérégrination se faisait seule, ou accompagnée. Une fixation et une obsession morbide, avec compulsion de reproduire un tel itinéraire alors qu’un message d’amour à délivrer est préférable à celui du chemin de douleur de la Croix. Cet appareillage d’un Disneyland de la Passion était-il indiqué pour impressionner le candidat croyant, afin de susciter des conversions ? Ou est-il la fixation religieuse de la visionnaire ? La question reste posée ! Après les évènements singuliers survenus le jour de Pâques, puis ensuite celui de l’Ascension. Car enfin, la secte des chrétiens, au début de ce demi premier siècle du nouveau millénaire, pouvait propager le message selon lequel le prêcheur avait, lui aussi, réalisé le périple surnaturel de la déesse INANNA des Sumériens, ainsi que celui de ENKIDU, le compagnon du roi Gilgamesh, et bien sûr aussi du héros grec Enée en se rendant dans le hors monde, pour en revenir, en 3 jours. Ressusciter constitue un périple spécial, très particulier, hors de la portée de beaucoup de divinités, notamment de l’Olympe.  


Ce message de propagande, aux portes du temple de Diane Artémis, déesse de la Lune était d’une plus grande conséquence, que le contenu de la vision rapportée au XIXe par Catherine Emmerich la stigmatisée.  


La croyance en Diane Artémis terrassée par les chrétiens

Novembre 1890, les pères Lazaristes de Smyrne eurent la curiosité d’aller sur place, se rendre compte des éléments de la vision de Catherine Emmerich. L’archevêque de Smyrne en Turquie informa Rome qu’il y avait dans la banlieue d’Ephèse un lieu appelé « la porte de la Vierge » se prononçant en turc Panaghia Capouli. Toutefois sans apporter la preuve que la vierge citée soit celle de la religion chrétienne. Il faut se souvenir que Babylone signifie la porte de dieu, bab illi en hittite. Pour autant la ville ne comporte aucune entrée dans un autre univers, y compris parallèle, susceptible de donner un sens à cette appellation immémoriale. Des ruines furent retrouvées à la porte de la vierge, sans qu’aujourd’hui encore il soit attesté que ce soit bien celles de la maison de la vierge Marie. D’ailleurs l’Eglise se montre prudente sur le sujet. Pas de test adn bien entendu ! Ni de datation au carbone 14 !


En revanche l’Eglise de Rome l’est beaucoup moins à propos de la chute de la croyance de la Lune. Ainsi on trouve chez les Calvinistes, comme chez les catholiques, un rappel similaire, puisé dans la source des livres canon des Ecritures.


-          Dans le Discours sur l’Astrologie[2] remis au Cardinal de Richelieu Charles de Condren écrivait :  

« Quelques-uns apportent contre l’Astrologie, que Saint Paul prêchant à Éphèse, aux Act.chap.19. verset 19 ceux qui se convertirent à la Foi, brûlèrent leurs livres d’Astrologie, c’est sans fondement. Car le texte ne le dit pas.


Multi autem ex eis, qui fuerunt curiosa sectati, contulerunt libros, et combusserunt coram omnibus, et computatis pretiis illorum, inuenerunt pecuniam denariorum quinquaginta millium.


Le Grec porte inutilia, qui est le terme ordinaire de l’Écriture, pour signifier les Idoles et les superstitions qui les regardent; ce qui nous montre que ce passage se doit entendre des livres curieux de leurs superstitions, Idolâtries, et mystères de Religion profane et de leurs devinations en cent façons usitées parmi eux, par les Eléments, par les Astres, et par les morts, par les hosties, par les bêtes, par les Dieux d’en haut, et les Dieux d’en bas ce qui comprend bien l’Astrologie devinatrice, car elle leur était Religion, mais non pas la naturelle. Éphèse était une ville assez médiocre, qui n’a jamais été renommée en science pour y avoir tant de livres de Philosophie des Cieux, et où les Chrétiens, qui se convertirent en fort petit nombre, en comparaison des autres, comme on voit par la suite du chapitre, et la plupart pauvres16, n’auraient pas eu pour cinquante mille écus de livres, qui est le plus bas prix, auquel nous puissions prendre les 50000 deniers de ce temps-là, mais en Idolâtrie et superstitions, elle était la plus renommée de toute l’Asie mineure, après celle de Delphes, à cause de l’Oracle de la Lune qui y était; tellement qu’elle était toute pleine de livres, et de mystères, et de secrets de leurs Idolâtries, de leurs Oracles, de leurs devinations, et des moyens de servir et consulter les Dieux et comme c’était leur coutumes de tenir chers, précieux et rares les livres de Religion, et de les orner et enrichir extrêmement par superstition, le prix que l’Écriture rapporte n’en doit pas sembler excessif. La Bulle du Pape Sixte dit, qu’il est croyable que la plupart de ces livres étaient d’Astrologie, ce qui doit être entendu de l’Astrologie superstitieuse, et auguratrice, comme nous avons dit. Car il est croyable qu’en la ville d’Éphèse la plus Idolâtre de la Lune qui fut au monde, la plupart de leurs livres curieux en Religion, Idolâtrie, et divination étaient des mystères secrets, oracles, prédictions, signes, cérémonies et moyens de révérer, et consulter la Lune principalement, qui est leur Diane, et les autres Astres ensuite, autrement serait chose improbable. Je ne vois point d’autres lieux en l’Ecriture citée contre l’Astrologie. »


-          Un siècle avant Charles de Condren, Jean Calvin abordait aussi ce thème dans son Avertissement[3]

« Souvenez-vous des gens d’Éphèse qui s’adonnaient aux divinations, après leur conversion en Jésus Christ ils brûlèrent leurs livres comme saint Luc le rapporte aux Actes. Maintenant on découvre, dans notre société, des pervers, pour lesquels la connaissance de Jésus Christ sert à aiguiser leur appétit de vanités frivoles.


Cette diversité de comportements est contradictoire. Les uns, parce qu’ils ont goûté à l’Évangile renoncent aux divinations auxquelles ils s’amusaient toute leur vie. Les autres, connaissant la vérité de dieu, sont incités à la divination n’ayant jamais su ce que c’était.


Ceux dont parle saint Luc brûlent leurs livres jusqu’à la valeur de 5000 francs. Les autres sont tellement enchantés par cette vaine imagination qu’ils y consument leur substance de chrétien. Saint Luc ne dit pas que ce fussent des arts méchants et diaboliques, il les nomme Perierga, qui signifie curiosités frivoles ou inutiles. Afin de faire obstacle aux échappatoires des mathématiciens, pires que leur père Simon le Magicien, lequel voyant la vertu de Jésus Christ, et étant étonné que sa pratique personnelle n’égale pas les miracles qu’il voit opérer sous ses yeux. Demandait s’il était possible de monnayer le savoir-faire de Jésus agissant par la grâce du Saint Esprit. »


Saint Paul pour l’un. Saint Luc pour l’autre. Ainsi la présence de Marie dans la banlieue d’Ephèse, eut pour conséquence la conversion d’Ephésiens, à une date non citée. Faut-il le croire ? Combien ? Les Ecritures ne datent ni ne chiffrent le nombre. Il faudrait convertir la somme de 50 000 deniers pour se rendre compte de la valeur des livres détruits par le feu, et rapporter ce chiffre à la population des Ephésiens de l’époque. On serait surpris d’observer que cela fait moins de monde que le caractère formidable rapporté par les Ecritures. Car le texte laisse entendre la disparition totale de la croyance devinatrice. Il n’en est rien puisque ses agents continuent de proliférer dans notre société avec des appellations diverses d’astrologues, voyants et autres devineries. Toutefois la croyance n’est plus la même. Regardez la statue, aux multiples mamelles, retrouvée dans les ruines du temple d’Ephèse. De chacune d’elle jaillissait un jet d’eau pour désaltérer le fidèle venu prier. Aujourd’hui le trou du jet a été bouché. Diane Artémis symbolise l’essence de la sève nourricière, une mère pour tous les hommes, entourée de ses deux chiens.


A la fin de ce propos le mystère reste entier. Marie est-elle morte à Ephèse, la New York de la Lune de la culture grecque, en se dévouant pour la secte des chrétiens par sa présence physique, vers l’an 44 ou 45 du premier nouveau millénaire ? Ou bien n’est-ce qu’une vision, similaire à la vidéo mentale de Catherine Emmerich la stigmatisée ? L’équivalent d’un délire religieux causé par une surconsommation de prières, d’hosties, de chants, de psaumes, et de fumées d’encensoir dans des chapelles froides, aux sièges durs, à s’ennuyer dans des rites interminables comme ceux que l’on observe dans le culte orthodoxe ? Le lecteur se fera une opinion. Mais une réalité subsiste. Le culte de la Lune existe encore. Il a nové depuis la destruction de son temple. Diane Artémis ne reconnaitrait pas ses fidèles. Ses nombreuses mamelles sont aujourd’hui sucées jusqu’à l’excès pour produire de l’argent. Ce qui n’était pas dans le culte original célébré à Ephèse, aujourd’hui dévoyé.


Diane Artémis aux multiples seins et ses 2 chiens



[1] https://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Viedemarie/mortde.html


[2] Pages 45 et 46 Discours sur l’Astrologie de Charles de Condren publié par Astroemail en avril 2017


commandez sur astroemail cliquez sur l'image de la couverture ou sur ce lien : charles de condren

commandez avec HACHETTE cliquez sur ce lien : HACHETTE Charles de Condren



[3] Pages 65 et 66 Avertissement contre l’astrologie, Jean Calvin, publié par Astroemail mai 2017


commandez sur astroemail cliquez sur l'image de la couverture ou sur ce lien : Jean Calvin

commandez avec HACHETTE cliquez sur ce lien : HACHETTE Jean Calvin


claude thebault et GDB

12/2017



© astroemail 2017 reproduction interdite tous droits réservés












numérisé par astroemail pour dépôt légal numérique 12/2017









®

"diffusion en matière juridique de renseignements et informations à caractère documentaire

en application de l'article 66-1 de la loi du 31/12/1971 reproduction interdite"

Une - Actualités-Editeur -AstroDiko - Astrosofie - Blog -Culture - Magazine - Legalis - Mystifications - Société


            Médiation Extra Judiciaire  Droits intellectuels Engagement consommateur   Argumentaires

                         

                                       ©2018-2003 Tous Droits Réservés www.astroemail.com  ISSN 2267-2702